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Frédéric Roux


LITTERATURE

 Auréole
                                                        Photo : Christophe Beauregard ©


SOMMAIRE

Mes agendas de la Pléïade
 (work in progress)

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Critiques






MON AGENDA DE LA PLEIADE
(2016)


14/04

"Voyage c'est se déshabituer. C'est aussi aller à la recherche d'une partie perdue de nous-même, tellement perdue qu'on ne saurait dire en quoi elle consiste…" (Olivier Rolin, Baïkal-Amour, Paulsen).
Avec un peu de pot et si elle ne tient pas trop l'alcool (prévoir une douzaine d'huîtres de chez Dupuch et un Graves blanc pas trop cher… n'allez pas faire des frais non plus, si ça se trouve, elle ne suce pas), c'est le genre de phrase qui peut vous permettre de baiser une journaliste un peu mûre au bord du Bassin d'Arcachon.
Si vous n'avez pas de critique sous la main et si vous la relisez, ce sera pour vous rendre compte qu'elle veut à peu près rien dire, c'est pour cela qu'Elisabeth Barillé du Figaro Madame l'a retenue.
Ecrire, c'est aller à la recherche d'une partie oubliée de vous-même, tellement oubliée que vous ne vous en souvenez plus… ainsi de suite !

12/04

Le grand Busnel a fondé une revue… America, ça s'appelle ! Evidemment, tous ceux et toutes celles qui veulent être invités par le grand Busnel en disent beaucoup de bien… elle est à l'image du grand Busnel (ou du petit Macron), intégralement creuse avec un petit goût de tapioca attaché au fond de la casserole. Toni Morrison y a donné un "grand entretien" de style pneumatique, il doit exister un syndrôme Nobel (pourvu qu'il ne touche pas Svetlana Alexevitch), cette brave dame dont je me souviens avoir lu de bons livres n'en écrit plus que des médiocres et pour le reste  déroule un discours aussi tenu qu'un Marshmalllow. Elle prévient d'entrée qu'elle ne va pas "racialiser" son discours pour le "racialiser" immédiatement et tout au long de son entretien avec le grand Busnel qui relance chaque fois à des années lumière l'Oreo oublié dans le placard  : "Avez-vous été surprise par le résultat de cette élection ?", "Dans quelle famille avez-vous grandi ?", "Quels sont les livres qui vous ont marquée ?", "Quelle difficultés avez-vous rencontrées ?", "Pourquoi écrivez-vous ?", "Qui est à vos yeux le plus grand des écrivains ?", "L'écrivain a-t-il une responsabilité ?", "Que peut la littérature ?", "Et maintenant, qu'est ce qu'on fait ?" A mon avis, vous devriez aller vous coucher ! A un moment donné, la pythie déclare qu'elle trouve le drapeau américain du plus mauvais goût (Paul Morand avait plus justement noté qu'il était particulièrement "décoratif")… "Trop de rayures ! Trop d'étoiles !", qu'on le lui remplace  par le drapeau de l'Union d'un bien meilleur goût (moins d'étoiles, moins de rayures) et qu'elle nous foute la paix !
Pour compléter le ratapouf, on a droit à un dithyrambe de Ta-Nehisi Coates… "My President Was Black", à la rengaine ordinaire sur les Indiens (Dakota ! Nakota ! Lakota !) de Louise Eldrich… Bourre et bourre et ratatam ! Avec des analystes critiques de cette envergure, le Donald peut dormir sur ses deux oreilles.
Cadeau Bonux : une nouvelle de Francis Scott Fitzgerald qui aurait bien fait de rester inédite.
Tout le tintouin fait à propos de ce recueil de nouvelles inédites qui sentent la naphtaline, le boa qui perd ses plumes et le gin éventé (Je me tuerais pour vous, Fayard- Grasset) m'a permis de me rendre compte que Scott avait le même profil que Gene Tunney. C'est toujours ça de pris sur l'ennemi.

Pour faire le pendant à ce premier numéro d'une revue comme on aimerait en lire plus souvent, le dernier numéro d'un "magazine de sport à lire avec un marque-pages" : Desports.
Je ne vais pas m'éterniser, mais j'ai particulièrement apprécié "Pour une bibliothèque idéale, les 100 livres sportifs indispensables" d'après Benoît Heimermann soutenu en la circonstance par "les lumières d'Adrien Bosc, Bernard Chambaz et Luc Follet".
Dans les auteurs francophones, on relève : Jean Echenoz (Courir), Antoine Blondin (Tours de France : Chroniques de "L'Equipe", 1954 - 1982) ; Yves Gibeau (La ligne droite) ; Bernard Moitessier ( La longue route : seul entre mers et ciels) ; Jean Prévost (Plaisirs des sports : Essais sur le corps) ; Georges Haldas (La légende du football) ; Albert Londres (Les forçats de la route) ; Philippe Bordas (Forcenés) ; Philippe Delerm (La tranchée d'Arenberg et autres voluptés sportives) ; Henry de Montherlant (Les Olympiques) ; Paul Fournel (Anquetil tout seul : récit) ; Laurent Mauvignier (Dans la foule) ; Paul Morand (Ouvert la nuit) ; Eduardo Arroyo (Panama Al Brown) ; Dominique Braga (5 000) ; Vincent Duluc (Le Cinquième Beatles) ; Vladimir Dimitriejevic (La vie est un ballon rond) ; Denis Lalanne (Le temps des Boni) ; Philippe Brunel (Vie et mort de Marco Pantani) ; Serge Daney (L'amateur de tennis : Critiques 1980 - 1990) ; Rachid Boujedra (Le vainqueur de coupe) ; Louis Nucera (Le Roi René) ; Philippe Guillard (Petits bruits de couloir) ; Bernard Morlino (Manchester Memories) ; David Fauquenberg (Mal Tiempo) ; Roger Vailland (325 000 francs) ; Olivier de Kersauzon et Jean Noli (Fortune de mer) ; Jean Louis Crimon (Verlaine avant-centre) ; Denis Grozdanovitch (De l'art de prendre la balle au bond : Précis de mécanique gestuelle et spirituelle) ; Tristan Bernard (Nicolas Bergère) ; François Thébaud (Pelé : une vie, le football et le monde) ; Raymond Pointu (42, 195 km) ; Lola Lafon (La petite communiste qui ne souriait jamais) ; Jacques Perret (Articles de sport) ; Georges Magnane (Les hommes forts) ; Tristan Garcia (En l'absence de classement final) : Pierre-Louis Basse (Séville 82 France - Allemagne : le match du siècle) ; Claude Meunier (Ring noir : quand Apollinaire, Cendrars et Picabia déouvraient les boxeurs nègres) Denis Tillinac (Rugby Blues) ; Olivier Guez (Eloge de l'esquive) ; Jean-Philippe Domecq (Ce que nous dit la vitesse) ; Daniel de Roulet (Esthétique de la course à pied) ; Pierre Bourgeade (Le football c'est la guerre poursuivie par d'autres moyens) ; Jean Lacouture (Le rugby, c'est un monde : chroniques) ; René Fallet (Le vélo) ; Bernard Chambaz (A tombeau ouvert).
Je ne sais pas pourquoi, cela m'a fait penser qu'il y a longtemps
(le 11.08.1999), j'avais écrit à Benoît Heimermann, à l'époque employé de l'Equipe-Magazine. 

                        
Benoît Heimermann,

    Je vous remercie du compte-rendu de mon « Mike Tyson, un cauchemar américain » que vous avez publié dans l’Equipe-Magazine.
    Comme il me semble que ce compte-rendu mérite que l’on y revienne, je me permettrai de vous faire quelques remarques (trop longues) à son sujet.
    Le reproche principal que vous faites à ce livre est celui de « plaider » une cause « indéfendable ». Il me semble, justement, qu’en l’occurrence je ne plaide aucune cause, que je tente, seulement, de donner à mon lecteur tous les éléments ; à lui, s’il le désire, de juger que Mike Tyson est une victime ou un parfait salopard. Pensez-vous, vraiment, que je « vole au secours du coupable », que  j’ « excuse ses errements », que je « plaide ses inconséquences » alors qu’au contraire j’expose clairement ces errements et ces inconséquences, davantage même que mes confrères ne l’ont fait jusqu’à présent ?
    Il me semble que : soit mon livre est totalement raté (ce que, modestement, je ne pense pas), soit il peut, en la circonstance, donner lieu au même genre d’aveuglement que celui auquel je me suis trouvé confronté lorsque j’ai essayé (en vain) de faire publier les circonstances exactes de : « l’affaire Washington » dans tous les journaux qui, à l’époque, dénonçaient pêle-mêle cette petite salope et la justice américaine (forcément raciste… la nôtre ne l’étant pas, cela se vérifie tous les jours !) et faisaient de Tyson une victime et un martyr. Cette version des faits est encore colportée, lorsque notre collègue de Libération résumera la carrière de Tyson avant son combat contre Botha, il écrira que Desiree avait rejoint Mike dans sa chambre à quatre heures du matin en petite tenue. Ce qui, non seulement, est faux, mais parfaitement dégueulasse. Ne me dites pas que les circonstances exactes de cette affaire n’étaient pas connues, je les connaissais depuis plusieurs années et je ne suis pas le spécialiste « Boxe » d’un prestigieux quotidien dont le métier devrait être d’enquêter un tant soit peu et de ne pas affirmer n’importe quoi. C’est toujours cette version que, hier encore, avançait Monsieur André Rauch, universitaire prestigieux après la lecture de mon livre, preuve qu’il ne l’a pas lu (ou mal) ou qu’il est plus important pour lui de continuer à croire que les femmes sont, forcément, des salopes.
    On pourrait, pour le coup, s’offrir un peu de morale à bon compte !
    Tous ceux qui écrivent pour mystifier l’opinion ont besoin que les sportifs soient des héros ou des enfoirés (cf les jugements moralisateurs d’aujourd’hui sur « les dopés »). Je ne partage pas cette opinion et je ne pratique pas ce genre d’écriture où la morale (celle de l’auteur, mais surtout celle des puissants qui les emploient) badigeonne la réalité d’un enduit ignoble. Si j’avais été juré au procès de Mike Tyson, j’aurai voté « coupable » sans hésitation (je suis donc loin d’absoudre Tyson de ses fautes), en tant qu’écrivain je n’ai pas à le faire et je ne l’ai pas fait. En revanche, je me suis appliqué, lorsque c’était nécessaire et dans la mesure de ce que je sais de lui, à expliquer le pourquoi de son comportement ; attaché aussi à ne pas le retrancher de la communauté des vivants (comme Mailer l’a fait de Gary Gilmore dans « Le chant du bourreau » ou Truman Capote de Dick et Perry dans « De sang-froid » qui étaient des causes autrement indéfendables que celle de Tyson. Je ne cite pas ces deux auteurs au hasard, ils ont été mes modèles dans mon entreprise) et à insister sur sa dimension tragique : il ne s’est jamais appartenu comme tous les véritables héros de tragédie.
    Ce sont ceux qui l’ont adoré sans condition qui lui crachent à la gueule maintenant que cela est devenu possible et même recommandé. Si Tyson est un enfoiré, ceux qui l’ont construit, vendu, manipulé, idolâtré et ceux qui ont complaisamment relayé cette image, c’est quoi ?
    D’après votre objection il ressort que la littérature ne devrait s’intéresser qu’à rendre attachants des personnages qui le sont ou peuvent l’être (c’est qui d’ailleurs : le Père Goriot, cet avare, Emma Bovary, cette salope, Didier Deschamps, Guy Forget ?). C’est tout le contraire de la littérature. Tout au moins de celle que j’essaie de pratiquer. Lorsque l’on a choisi de le faire on a, hélas ! plus souvent les mains dans la merde que le nez dans les roses de l’hagiographie, mais c’est le métier qui veut ça..
    Bien à vous.


Frédéric Roux


P.-S. : « Le combat du siècle » est le récit d’Ali/Foreman et non pas celui d’Ali/Frazier.

Ce qui est amusant (plus que le reste), c'est que, vingt ans plus tard ou presque, Benoit Heimermann, par ailleurs auteur d'un remarquable Les combats de Muhammad Ali au Castor astral (dont on se demande bien pourquoi il ne figure pas dans cette liste remarquable) et d'un non moins remarquable article : "Bernard Moitessier à la cantine de l'Equipe", classe Le combat du siècle sur la plus haute marche du podium. Si ça se trouve, il l'a même lu.

07/04


Les écrivains ne m'intéressent pas (je ne les intéresse pas davantage), ne parlons pas des lecteurs (ils me le rendent bien) ; je ne fais partie d'aucune clique ; je n'ai pas l'occasion de refuser de participer à des débats à la con (on ne me le demande pas) ; on ne peut pas dire que j'encombre le devant de la scène (ni les coulisses) ; lorsque je me considère, je suis plutôt modeste (mais, vu le niveau, personne ne me fait peur pour autant) ; je suis à peu près persuadé que la "littérature" est une aventure terminée, pourtant, c'est bizarre, si écrire m'est toujours aussi pénible, ce que j'écris m'intéresse davantage qu'auparavant, je me demande même si je ne vais pas avoir, bientôt, le courage d'écrire une très bon livre sans me préoccuper d'autre chose que d'écrire un très bon livre. Ça va faire chier un paquet de cons !


05/04

A quel sens, la littérature s'adresse ?

L'auteur jeûne, le critique déjeune
L'auteur travaille, le critique graille
L'auteur est maigre, le critique est aigre



17/03

J'adiore !

http://www.grazia.fr/article/ecrire-sur-la-mode-tout-un-art-847042


13/03

Amélie D, sans doute pour me faire plaisir (et je l'en remercie), m'a fait parvenir Gabacho d'Aura Xilonen (Liana Levi). C'est totalement illisible, j'ai mis trois semaines à le finir. Ce n'est pas  grave, la jeune fille est très jeune (et plutôt jolie), si ça se trouve, un jour, elle écrira un meilleur livre. Le problème (si ce n'est, comme presque toujours, celui des adjectifs et de la traduction), c'est la réception critique : Didier Jacob parle tout de même d'un livre qui, aurait empêché Céline d'écrire s'il l'avait lu avant de commencer le Voyage au bout de la nuit !
Comment désormais faire confiance à Didier Jacob.



DIOR

En réponse aux propos odieux tenus hier sur ce site


12/03

En bagnole, la femme est la moitié de l'homme

300SL

300 SL

XK

XK 150

En fait, je crois que c'est une 140,
ce qui voudrait dire que la femme est un peu moins de la moitié de l'homme


A ma connaissance, La Mécanique des femmes de Louis Calaferte est seul livre qui parle de sexe sans être cul-cul (la praline).

En travaillant sur l'entrée Randall "Tex" Cobb de Mille et une reprises, je me suis rendu compte qu'il était l'ami qui avait sauvé la vie de Pete Dexter et je me suis souvenu que Spooner était un livre très recommandable et Pete Dexter assez sous-estimé.
Tex Cobb, lui, est formidable.

Ceux qui font rarement ce qu'ils font tout le temps.

Celles qui ne sont vraiment pas douées, mais qui s'acharnent (et finissent par le faire oublier pour peu qu'elles soient jolies… les moches, c'est duraille ! vaut mieux qu'elles soient bonnes).


RED

Je crois que c'est un exemple de ce qui précède
(enfin, je n'en suis pas sûr),
mais je ne me souviens plus de comment elle s'appelle


11/03

NO FUTURE !


DACIA

Masterclass Jean Rolin


Il y a des gens, il ne vous parlent plus une fois qu'ils ont lu ce que vous écriviez, on se demande bien pourquoi ils le faisaient avant.


STING

Les bons écrivains s'y connaissent en bagnoles



09/03

"Je m'inquiétais surtout pour Yasmine qui est si gentille". Lorsque je saurai écrire des phrases aussi parfaites, je serai sauvé.

13/02


SWOOSH

Jamais deux sans trois



10/02

COLOMBE

Je m'inscris et à soixante-dix ans,
je saurai, enfin, ce que je fabrique
(et si je suis doué pour ça)


Feuilleté Les Républicains de Cécile Guilbert (Grasset), j'ai vaillamment supporté : "Je me retournai pour envisager le regard clair/me rétractant dans une coque de silence/grand pro des provocations stipendiés (Thierry Ardisson) qu'il ne pouvait s'empêcher de rafaler/l'égérie cathomophobe (Frigide Barjot)/l'hidalgo vindicatif dont chaque discours menton levé délivrait un déluge de béton (Manuel Valls, je suppose)".
Comme il y a des limites à mon indulgence pour les diplômé(e)s de Sciences-Po, j'ai craqué à la quatrième ou cinquième page lorsque l'héroïne dit un truc tout "en pénétrant dans le véhicule".
Faut quand même pas déconner ! Elle aurait pu s'introduire, comme il se doit, dans l'habitacle du véhicule. Tout ce que je regrette c'est qu'elle ne soit pas plus moderne et qu'elle n'ait pas pris l'aéroplane, elle aurait ainsi pu s'introduire dans sa carlingue.

Après que les Déménageurs bretons aient massacré tout ce qu'ils pouvaient, je retourne à mes brutes nègres.


SWOOSH

Bon, et bien…
"Le secret le mieux gardé de la littérature américaine"
va rester secret


13/01

Ce qui est formidable c'est quand les écrivaines sont aussi folasses que leurs éditrices, situation de plus en plus courante, il est vrai. On est sûr ainsi qu'elles auront de la presse, en règle générale, ceux qui "donnent" les premiers
dans le panneau sont les journalistes du sexe opposé qui voudraient bien les niquer, mais qui n'y arriveront pas… ils sont trop vieux, trop gros ou elles les trouvent un peu cons à moins qu'elles n'aiment pas leur odeur (elles trouvent qu'ils puent).

Des fois, j'ai l'impression de tomber comme une côte de bœuf dans un banquet vegan.


ADAPTATION

MASTERCLASS

Des fois, on se dit que la littérature est une "industrie culturelle"
encadrée par des professionnels dont l'efficience ne peut être mise en doute

TOPTEN

Ensuite, on consulte la liste des 10 livres les plus empruntés
à la bibliothèque de Lectoure et l'on se dit que… Dieu merci !
labourage et pâturage ont encore de beaux jours devant eux.
08/01

Fnac Paris

FNAC

Entre le Christ et les pachydermes




ALBIN

Une couverture qui m'en rappelle un autre



ALIMARCIANO

Ceci est un combat
(Muhammad Ali/RockyMarciano) qui n'a jamais eu lieu.
Son compte-rendu figurera dans la rubrique "Virtuel" 
de Mille et une reprises, Editions Grasset, parution 2018


06/01

Lorsque l'on s'appelle Daniel Pennac, on a un seul devoir : ne PAS écrire.


SWOOSH

Et de deux



05/01

SWOOSH

La première réaction est tombée


"Je sens bien que le style est en disgrâce, ça fait académique, composition française", Régis Debray interviewé par Richard Millet dans le numéro de novembre de La revue littéraire (Léo Scheer). Dites moi les brocs, de quel style s'agit-il : Henri III ? Louis Philippe ?


Charles Dantzig est l'invité permanent de la revue Transfuge dont la rédactrice en chef littérature est Oriane Jeancourt Galignani, et bien, bizarrement, Oriane Jeancourt Galignani publie un  livre dans la collection (le courage) dirigée par Charles Dantzig chez Grasset.

Et moi, pendant ce temps, je fais la connaissance de Billy Conn, un styliste irlandais follement sympa, par ailleurs assez courageux, que l'on peut voir ci-dessous après son combat victorieux contre Fred Apostoli (un copain de Joe DiMaggio)… on voit que je suis loin de ces préoccupations préoccupantes sans m'en désintéresser tout à fait.


CONN

Si vous voyiez l'autre…
un dénommé Fred…
même sa mère l'a pas reconnu !


01/01/2017


On y vient

CLARO

Tôt ou tard


Pour ceux qui ont la flemme de descendre jusqu'au 06/01/2014 (et qui sont myopes)



CLARO

31/12

Terminus coloriage

Le ministère des affaires étrangères a refusé de m'accorder la bourse Stendhal que je lui avais demandée (sans grand espoir). En ayant déjà été bénéficiaire en 2008 (pour Alias Ali), je ne trouve pas ça vraiment injuste, plutôt normal, même et je me démerderai autrement. En revanche, j'ai trouvé la liste des heureux récipiendaires très instructive. Evidemment, on y repère vite ceux et celles qui ont la carte (Villa Médicis, Prix de la vocation, bourse Prince Pierre de Monaco, directeur d'Alliance française, et patin et couffin), mais pas seulement, on y trouve aussi beaucoup de gens qui n'ont pas vraiment publié de livres au sens strict du terme, ils sont un peu dessinateurs, plutôt traducteurs, vaguement illustrateurs, auteurs pour la jeunesse & so on. C'est la fameuse transversalité… Dylan, prix Nobel, les lecteurs qui sont les véritables auteurs, les libraires qui sont critiques ("Coup de cœur !"), les bibliothécaires qui créent du lien, la mise en espace de l'écriture ("comme un parcours") et tout ce genre de conneries post-up-to-date, mais j'y vois  pire : la victoire à-venir (déjà accomplie au sein des "prix") de la littérature jeunesse sur la littérature tout court et de l'opinion adolescente sur le jugement adulte. J'ai quelques doutes sur le bien-fondé de cette idéologie neu-neu ; je ne vois pas quel auteur sérieux pourrait s'en satisfaire (autrement qu'économiquement si ça lui décarre sur le coin du beignet, ce que je souhaite à chacun) ni même apparaître aux yeux de ses pratiquants.


KEBAB

Kebab pour tout le monde !
et Pennac à volonté !


26/12

Et si l'on "rejouait les étapes", mais à l'envers ?

CORTI

Cette librairie sera reprise prochainement (février 2017),
mais comme pour Un regard moderne, on aura tendance
à penser que : ce ne sera pas (tout à fait) pareil
et l'on aura raison de le penser…

18/12

PROJET

Afin de pouvoir présenter des projets,

SHNOCK

je vais m'inscrire à un stage

14/12

PETITE RENTREE


RENTREE

Tout le monde est sur les rangs


SWOOSH

même moi avec ma traduction du
"secret le mieux caché de la littérature américaine"


10/12

Bon… maintenant, si les écrivaines font péter les nichons (même un peu mous pour leur âge), moi, j'y joue plus !

BLANDINE

Blandine, deux qui la tiennent
trois qui la…



30/11

TELECH

Mais oui, mon chou, je peux t'aider…
il suffit que ta copine me suce gratis



23/11


Que crève la littérature !
Après l'âge (canonique) le 25/09
le sexe (féminin) aujourd'hui



GONCOURT

Je veux pas casser l'ambiance, mais quand même,
elles ont toutes des tronches de première de la classe
et les premières de la classe, c'est pas les bonnes…
quoique… femmes à lunettes/femmes à quéquettes !


05/11

Adélaïde de Clermont-Tonnerre, Grand Prix du Roman de l'Académie Française (G.P.R.A.F) déclare sur Europe 1 : "Je pensais que je n'étais pas capable d'écrire"… c'est pas un scoop !

10/10

Et si l'on donnait les six prix littéraires sur les listes desquels il figure à ce jeune garçon (qui m'a l'air gentil comme tout) ? Cela pourrait nous éviter de nous interroger sur le rôle de la France au Rwanda… ce serait donc tout bénéfice.

Français, encore un effort !

RWANDA


07/10

Gaël Faye, c'est Stromaë, non ?


28/09

CLARICE

Toujours rien lu de Clarice Lispector
(l'une des plus belles femmes du monde)
trop peur d'être déçu



25/09

FOREVER YOUNG !

FANS

La réalité de la littérature
(serait-elle honorable)
c'est l'âge de son public
(et sa provenance)

Je crois (quelque part je ne sais quand) ne pas avoir dit beaucoup de bien de Canada de Richard Ford, preuve que je ne suis pas rancunier, j'ai lu En toute franchise du même auteur et j'ai trouvé ça pas mal du tout.


24/09

DUBOIS

Et le cadavre de Dubois, j'en fais quoi ?



21/09

A force de déconner, je ne sais plus si c'est moi qui ai écrit cette phrase : "Je n'avais, pas davantage que la plupart de ces gens, de véritable raison de me tuer. Je ne pense pas (c'est pas mon genre et qui sont ces "gens" ?), mais ce qui m'étonne c'est que j'ai oublié son attribution… si quelqu'un a une idée.


Confidence pour confidence…

AMAZON

Amazon a le compas dans l'œil
(mais Ring parle des années 80 plus que de boxe)


Dans son blog, Pierre Jourde écrit (à propos de Boxe de Jacques Henric où je suis cité plus d'une fois) : "Les grands romanciers américains écrivent volontiers sur la boxe : Jack London, James Ellroy (depuis quand ?), Norman Mailer, Joyce Carol Oates… En France, il y a Philippe Aronson, Alexis Philonenko, Aya Sissoko (avec le concours de… Marie Desplechin !), Alban Lefranc, Daniel Rondeau, par exemple, mais ça reste confidentiel".
Je me suis senti obligé de rectifier… je l'ai regretté aussitôt après.


Private joke

CHAPO

Aujourd'hui, Jeanne G travaille du chapeau
auparavant, elle "travaillait" dans l'édition


Je ne veux décourager personne, mais en prix littéraires, le Rwandais (serait-il natif du Burundi) est imbattable.

Les afro-américain(e)s débarquent en force dans l'édition, mais, jusqu'à présent, il vaut mieux qu'elles soient jeunes et jolies (dernier exemple : Imbolo Mbue), pour la littérature, on verra plus tard.


Bourdeaut a des vraies, Jauffret des fausses

LOBB

Mes Lobb ont vingt ans et commencent à donner des signes de fatigue
Vu mon âge, je me demande si je m'en achète une nouvelle paire



20/09

KARINE TUIL

Karine Tuil vient de lire L'Express


19/09

Lorsqu'il y a vingt ans, j'ai publié Mal de père chez Flammarion, on n'en trouvait pas un seul exemplaire à La Machine à lire, aujourd'hui, j'y suis "Coup de cœur". Il suffit donc d'être patient (j'ai plus beaucoup de temps pour l'être, mais j'y suis bien obligé).

Lorsque Jérôme Garcin parle d'une prose "à hauteur d'homme", on est sûr qu'elle ne vole pas très haut.

29/08

Beaucoup de critiques littéraires sont des larbins à la moutarde.

28/08


"Le dernier livre de Marc Lambron (L'œil du silence, Flammarion) n'est pas loin de l'inoubliable Education sentimentale", Pierre Bergé in Globe Hebdo, septembre 1993. Une chose est sûre, vingt ans plus tard, Marc Lambron a largement fait oublier Gustave Flaubert ; une chose est certaine, Pierre Bergé n'a jamais été très loin de Sainte-Beuve.

26/08

Jean-Paul Dubois ressemble à Stéphane Thébaut, le présentateur de La Maison France 5.


Je dois dire qu'à la lecture de toutes les "bonnes pages" (plutôt mauvaises d'ailleurs) de la rentrée, l'écrivain le plus doué me semble être… Amélie Nothomb ! C'est la seule qui ait UN style, les autres écrivent tous pareil.

MICHEL BUTOR

BUTOR

"Les lecteurs d'Internet sont, je crois, spécialement aptes à me lire."


18/08


La nouvelle la plus spectaculaire de la (future) rentrée littéraire, c'est Karine Tuil devenue excellente
depuis qu'elle court sous les couleurs de l'écurie Gallimard (casaque sable, toque écarlate) alors qu'elle était considérée comme plutôt médiocre lorsqu'elle était publiée chez Grasset (casaque tilleul, toque vert anglais).

27/07

Des fois, je lis des trucs et je ne peux pas me retenir, j'ai comme un spasme (bref)… dernier exemple : "Laure Limongi enseigne la création littéraire", je ne sais pas pourquoi, avant de rire un bon coup, je n'ai pas pu m'empêcher d'avoir un spasme (bref)…

Avec quelques jours de retard, ce dont je m'excuse, je tiens à féliciter Maylis de Kérangal, promue chevalière de la Légion d'honneur.


Il faudrait, pour compenser, que je trouve une vacherie sur un mec, mais j'ai la flemme.

03/07

Dans un article sur Renaud Camus (in BibliObs) un dénommé David Le Bailly écrit : “Camus a eu dans sa vie deux obsessions : le cul et "l'invasion arabo-musulmane"" et, à ce propos, se pose la question suivante : "Et s'il existait un lien entre les deux ?"… il est con ou il faut lui faire un dessin ?

Pour ceux qui ont un tant soit peu d'oreille, il y a une ressemblance flagrante entre les déconnades de Gérard Depardieu et celles de Philippe Sollers (l'alcool, la tchatche, le malheur joints à leur narcissisme benêt sans doute). Ce qui est navrant, c'est que le second puisse avoir droit à des fanatiques éplorés qui trouvent
merveilleuse la phrase suivante (monument de bêtise kitsch et de comique involontaire) : Une femme n'est rien d'autre qu'une vibration qui attend son pinceau". Vas-y mon coco, montre-le nous ton joli pinceau !

02/07

Les pires ennemis de la littérature ? Ceux qui lui veulent du bien (ils hâtent sa mort), les bienveillants. Et tout de suite, deux noms viennent  à l'esprit : Bernard Pivot (le protoype du "gentil", méchant comme la gale) et l'effroyable Daniel Pennac, mais il y en a d'autres, François Busnel par exemple qui est le croisement des deux.


28/06

Pris au hasard (et je suis plutôt bien tombé, il y a bien pire) dans Great Jones Street de Don DeLillo (Actes Sud) : "Dans la zone des quais, je tombai sur les maisons d'emballage, cherchant à examiner des perspectives pures comme des théorèmes, la maîtrise autonome de ces structures de béton, invulnérables à la mélancolie". Moi, je veux bien que la traductrice (Marianne Véron) soit archi-nulle, mais l'auteur doit tout de même être en partie responsable de cet effroyable charabia. Pour le fun, un autre (je jure que je ne triche pas) : "C'étaient des pas mesurés, légers mais suivant clairement des parcours, suggérant une méditation prédatrice, comme des Pygmées répétant une mise à mort rituelle". DeLillo, il déconne tant qu'il veut, mais l'éditeur n'est pas obligé de balancer son fric par les fenêtres ni la critique obligée d'encenser une semblable bouse…

Mes excuses à tous ceux qui ne peuvent pas voir les images, j'essaie de résoudre le problème, mais il faut pour cela que j'attende l'intervention de types beaucoup plus doués que je ne le suis.

15/06

Effectivement, Joseph Andras, traîne (c'est net dans cette interview) comme un fumet Made in Tarnac, suffisamment en tous les cas pour que Pierre Assouline le remarque, personnellement j'aime autant cet arrière-goût que celui du surimi que l'on nous sert en permanence.

Lorsque Jonathan Franzen pose, ce n'est pas devant un mur de livres, mais dans son garage parmi les cartons, les raquettes et les balles de tennis… ça nous change des clichés (Franzen les réserve pour ses livres) des écrivains indigènes.



14/06

LE ROI EST MORT

VIVE SONJI ROI



ROI

Il faisait souvent le même rêve, un petit bonhomme posait une couronne sur sa tête.
Tu es sacré roi, alors ? je lui demandais. Roi de quoi ? Et il me répondait,
"Roi du monde, Bird ! Du monde entier."

Odessa Clay




13/06

https://youtu.be/dePHkDsAnCQ

https://youtu.be/VSUL-1Ehzw8?list=RDVSUL-1Ehzw8





02/06

NADO

Et pour finir, ma préférée
(jusqu'à présent)


30/05

Les Tifs (titre original, The Wig) de Charles Stevenson Wright (Le Tripode), c'est parfaitement dispensable, d'ailleurs, je crois que je vais me dispenser de le lire en entier.


ORWELL

Lorsque T.S. Eliot refusait La ferme des animaux de George Orwell,
il faisait une connerie, mais il expliquait pourquoi il la faisait, ce qui, en réalité,
ne change rien à l'affaire… une connerie c'est une connerie !

Qui c'est ? Salinger (d'après Beigbeder).
C'est quoi ? Zimmer d'Olivier Benyahya.


29/05

Le refus de Joseph Andras de se voir attribuer le Goncourt du premier roman et les réactions pleines d'aigreur de Pierre Assouline et de Bernard Pivot en réponse montrent bien que le refus tranquille de "jouer le jeu" est l'arme la plus efficace que l'on puisse concevoir ; ne pas s'opposer à la force, s'en servir, ne pas affronter le pouvoir, l'ignorer.

"On dirait du Woody Allen défoncé à l'acide, et lâché dans les rues armé d'une Kalachnikov".
C'est quoi ?

28/05

La période pendant laquelle un écrivain se défend contre l'écriture est la plus importante. Dès qu'il s'y rend, on peut avoir des doutes.

J'ai vraiment un œil à faire crever les poules, il suffit qu'un libraire estime ce que j'écris pour qu'il fasse faillite.

Je suis persuadé que, si j'avais du succès (on ne sait jamais !), ceux qui disent pis que pendre à mon sujet ou qui cherchent à me nuire (en douce) se vanteraient de me connaître, peut être même laisseraient-ils soupçonner qu'ils sont vaguement parents avec moi, serait-ce par alliance.

J'ai été un peu vite dans le jugement porté (cf le 12/05) sur Entre les rounds de Rodolphe Barry (Finitude), en réalité si le premier texte, qui donne son titre au recueil, est plutôt bien imité, tous les autres le sont remarquablement mal.

"C'est Rambo et Cioran à la fois, c'est Gracq sans les visites annuelles des journalistes au grand écrivain de Saint Florent-le-Vieil, mais avec la fortune de Marc Lévy.
Qui suis je ?

15/05

Week-end à Toulouse, passage à Ombres blanches, je fais remarquer au "jeune libraire qui adore mes livres" que la situation ne s'est pas améliorée depuis le 01/10 : aucun de mes livres n'est disponible dans son bouclar… "Même pas à côté ?" me demande-t-il, l'air un peu gêné. "A côté", c'est le local réservé au sport (et au jardinage) ; vérification faite, effectivement, un exemplaire d'Alias Ali (Folio) se bat en duel avec la daube d'Alban Lefranc, Le ring invisible (y a pas que lui), dans l'attente de celui qui aura le bon goût de le débusquer au rayon Boxe.

ALI 

Je finirai chez Jardiland.


13/05


GOUT


Charles Dantzig vient de racheter les éditions Grasset, ses fans se ruent l'écouter sur You Tube


https://www.youtube.com/watch?v=tmTrJGUYv3A

                                                                                                                                                           avant de dévorer SES auteurs.


MOUTONS


12/05

Il y a des gens, ils perdent leur femme, ça leur permet de réaliser leur rêve : écrire un livre. Le public les admire, ce sont des enculés !

Je ne dis jamais : "Je ne sais pas pourquoi je vous raconte ça", peut-être que je devrais m'y mettre.

Notes de Lect(o)ure : Entre les rounds de Rodolphe Barry (Finitude) : parfaitement bien imité, à tel point que l'on se demande si ceux qu'il imite parfaitement méritent son admiration ; Les boîtes en carton de Tom Lanoye (La Différence) : un peu ennuyé de subodorer que Phlippe Besson aurait pu l'écrire aussi bien, peut-être que Lanoye n'a écrit qu'un seul bon livre (La langue de ma mère)… c'est déjà pas mal ; L'Imposteur De Javier Cercas (Actes Sud), ça commence bien, indéniablement, le type est bon, et puis au bout d'un moment on en a marre de le voir descendre de vélo pour se regarder pédaler et guigner le Nobel du coin de l'œil ; Purity de Jonathan Franzen (L'Olivier) : pâteux au possible, tapissé du genre d'humour convenu qui colle comme un Malabar sur un plancher flottant ; Les gens heureux n'ont pas d'histoire d'Eloïse Lièvre, acheté pour le procédé qui, surtout en ce moment, m'intéresse, le procédé m'intéresse toujours, mais franchement ! il (me) serait si facile de citer les phrases ineptes que je ne le ferai pas ; Ultima Necat de Phillipe Muray (Les Belles Lettres) : souffrir autant, que ce soit de son talent ou de son absence de talent, ce devait être parfaitement insupportable.

05/05

LE TEMPS QU'IL FAIT

 Revenant juste d'une "excursion" dans ce coin,
il l'a semblé logique de publier celle-ci.
Elle peut sembler tout ce qu'il y a de plus encourageante
alors qu'elle est parfaitement désespérante.

04/05

Je serais curieux de connaître le taux de retour du Goncourt imbitable de Mathias Enard, mais ce dont je suis sûr c'est que si l'on bombardait la Syrie avec les invendus, certains parleraient de génocide.


28/04



NO SEUIL


Je ne sais pas pourquoi (en fait, si), mais je n'ai jamais senti les gens du Seuil.
Visiblement, cela ne m'a pas empêché de leur soumettre un texte.
Leur réponse (prudemment non signée) vérifie mes préventions à la perfection
("presque insupportable", "sordide"… mais allez donc vous faire enculer bande de connards !)
La suite (récente) ne m'a pas davantage convaincu…
un PDG avec des pantalons tricotés main par maman
– franchement –
on est snob
(je le suis)
ou on ne l'est pas
(tant pis pour vous),
mais c'est au-dessus de mes forces.


25/04

"Si robuste que l'on soit, il y a des jours, n'est-ce pas, où l'on se sent broyé par la sottise universelle" (Gustave Flaubert)


Ça c'était hier…


69


puisque, aujourd'hui, j'ai 69 ans.

24/04

9.3 en force !

93

Tout ça (les Jeannes, les Paulines et même les Quitteries), c'est des conneries !
Quand Aymedane, Rachdyne et Zelmire vont débarquer, elles vont leur niquer la race.
(il me tarde)



23/04

NON NIL

Un peu de douceur dans ce monde de brutes



22/04


QUITTERIES

Et quand les Quitteries vont se pointer, les Paulines vont aller se faire mettre ailleurs que dans le VI° arrondissement

    Entre ça et ça, je peux plier les gaules et faire la malle… je vais pas être le seul, nous serons même plusieurs…



20/04

LES AVENTURES DE DEUX HOMMES HORS DU COMMUN
PASCAL BRUCMERDE et ALAIN FAISTESCROTTES


Octobre 1917        
Première secousse annonçant leur naissance


18 juin 1940         
Pressant appel du général de Gaulle. Ils hésitent encore.


1949                     
Extraordinaire, inouï : ils prennent le risque de la vie.

27 déc. 1953        
Alain est atteint de la rougeole ; Pascal a la varicelle.
Miracle : ils s'en sortent.
             
1967                      
Dix-huit ans après leur naissance, ils fêtent leur dix-huitième anniversaire.


Mai 1968              
Ils passent ensemble leurs premières vacances en Sologne.
Longues parties de badmington.
Découverte de Paul Géraldy.


Août 1970            
En dépit du conseil de leurs mamans, trois jours de camping sauvage dans les Ardennes.
Ils prennent contact avec un passeur belge qui fait la contrebande de pommes de terre.
Fouillés à la frontière, ils sont saisis avec 300 kilos de frites dans leurs poches.

Libérés sous caution.

                  
1972                     
Comme toujours ils défient le risque.
Lors d'une manifestation, ils lançent une boulette de pain sur un représentant de forces de l'ordre.                                  
Ce dernier leur tire les oreilles.
Outrés par cette brutalité, ils s'inscrivent à la G.P. (Génération perdue).

1973                   
Engagement politique farouche.
Refus total des valeurs du vieux monde : ils achètent leurs premiers jeans, et vont chaque semaine au restaurant chinois.


1974                   
André Malraux passe en mobylette devant un café où ils sont assis.
Le ministre se gratte l'oreille et jette dans leur direction un mégot qu'ils se précipitent pour ramasser.
Ils font expertiser la précieuse relique qu'ils donnent ensuite à un empailleur.
Le sort en est jeté : ils seront aventuriers.
Ils vont prendre la route eux aussi : depuis trois ans ils préparent une immense expédition :
la traversée de la Suisse à main nue, sans guide (au moins jusqu'à Genéve).


1978                   
Ils sont les premiers hommes nouveaux hommes de l'après-féminisme. Ils ont leurs premières règles.


Ils ne connaissent pas la date de leur mort ; mais ce qui donne à leurs actions cette fébrilité pathétique, c'est la certitude où ils sont de mourir dès la fin de leur vie.

Pascal Bruckner/Alain Finkielkraut, Au coin de la rue, l'aventure Le Seuil, Collection Fiction & Cie (1979).


De ce texte censé être amusant, et qui ne l'est pas tellement, on ne retiendra que la "fébrilité pathétique" qui ne les a pas quittés depuis.



19/04

On n'en a pas beaucoup entendu parler, mais nos deux valeureuses représentantes ont quitté la liste du Man Booker Price (cf le 10/03). Contrairement à ce que l'on pourrait croire, je ne m'en réjouis pas outre-mesure, si ça se trouve il sera attribué à pire.


FLEUR

C'est ce qui s'appelle faire une fleur



18/04

J'écris encore parce que j'ai déjà écrit.


14/04

Différences et répétitions




ACT S 1



AKT 2

Aujourd'hui moins qu'hier mais pas plus que demain



08/04

L'originalité de la construction de Vacher l'éventreur de Régis Descott, Grasset) ne saurait échapper à nos critiques les plus (af)futés. En ce qui me concerne, c'est une méthode dont la virtuosité me dépasse tellement que je n'aurais jamais osé l'employer.


Dormez braves gens

SPIES

les critiques sont à l'affût


Il faut espérer qu'un jour, les fils nourriront la haine que leurs pères ont abandonnée.




Mais qu'est donc devenue Bénédicte Peccia ?




GALLIMUCHE


J'ai toujours eu l'impression que la dénommée Bénédicte Peccia
avait le talent
pour ne rien dire des rédactrices d'horoscope.
Elle réussit à ce que le destinataire
– vaguement flatté –
de son courrier puisse garder un espoir… serait-il déçu.
Sa facilité à écrire des phrases amphibies
en faisait la préposée idéale à ce genre de corvée.
En y réfléchissant à deux fois,
je me demande si existait vraiment.



07/04


Ce soir, c'est la fête sur la 5, le Grand… reçoit le Vieux…

Encore une blessure narcissique qui semblera inexplicable aux yeux des abrutis de la pire espèce (les abrutis sont toujours de la pire espèce comme les salutations sont distinguées), il est question des manuscrits refusés dans le Figaro littéraire d'aujourd'hui et il n'est jamais
fait état de ma fabuleuse collection de lettres de refus.

A travers ciel de Jean-Luc Cattacin (Phébus), c'est tout à fait formidable. Je pensais écrire une chronique à son propos, mais elle était construite (en moins bien) comme le dernier texte du livre intitulé : "Je regarde le ciel par un accroc ouvert" (son titre m'a fait penser à There's a Hole In Heaven Where Some Sin Slips Through, un excellent Cd, hommage à Townes Van Zandt). Je me dispenserai donc.

Et si Katherine Pancol c'était aussi bien écrit que… mettons ! Jean-Paul Dubois ; aussi talentueux que… mettons ! Erik Orsenna ; aussi respectable que… mettons ! Jean-Christophe Rufin. Ça changerait quoi ?


05/04

80



"Donald Trump restera comme l'emblème flamboyant des années 80 et des valeurs qui étaient professées à cette époque : fortune rapidement faite ; spéculation effrénée ; condominiums-miroirs ; casinos ; centre commerciaux. Il était marié avec une immigrée tchèque, Ivana, ancienne sélectionnée olympique de ski qui lui coûtait 1,5 million de dollars par an rien qu'en vêtements et qui lui coûtera bien plus cher encore lorsqu'il en divorcera pour épouser son clone parfait surmonté du même chignon blond. Le couple vivait dans un appartement au dernier étage de la tour qui porte son nom sur la 5ème Avenue : cinquante pièces, une cascade dans le hall, colonnes en marbre, plafonds à la feuille d'or, baignoires en onyx. Pour compléter la panoplie, Trump possédait : une maison de campagne de cent dix-huit pièces à Palm Beach avec parcours de golf et plage privés ; le yacht racheté à Adnan Kashoggi ; un Boeing 727 ; un hélicoptère. Tout ce qui était considéré comme l'Eden ces années-là où l'on prenait les yuppies et les brokers pour les anges du Paradis. Ses mémoires s'ouvrent par ces phrases inoubliables : "Je ne fais pas ça pour l'argent. J'en ai suffisamment, bien plus que je ne pourrai jamais en dépenser. Je fais des affaires pour le plaisir. C'est mon art à moi. Certains peignent merveilleusement ou écrivent de magnifiques poèmes. Moi, je préfère les affaires et surtout les très grosses affaires. C'est ainsi que je prends mon plaisir." On comprend que cet humaniste distingué, cet érudit et cet esthète ait pu faire, à cette époque, l'admiration conjuguée des foules, de Wall Street, ainsi que de Ruth Roper et de sa fille."

Mike Tyson, un cauchemar américain (Grasset, 1999)

04/04

Le cocktail, c'est Jérôme Leroy.

Le chaînon, Don Carpenter.

Pour débuter la semaine en fanfare


FINITUDE


Gonflé de "retirer" un texte qui n'est pas écrit,
impatient d'avoir des nouvelles d'un autre terminé,
le gonze a tous les défauts.



Je vais pas "épiloguer trois plombes" non plus, il semblerait toutefois que les éditeurs préfèrent de plus en plus les braves types aux bons livres ; je ne saurais leur donner tout à fait tort, c'est souvent la clé du succès.
Ce qui est nouveau, c'est qu'ils puissent considérer que deux mois est un délai "décent" pour ne PAS lire un manuscrit. En ce domaine, comme en d'autres d'ailleurs, Finitude est loin du podium ; cela va faire huit mois que mon manuscrit est en souffrance chez Rivages, six mois chez Sonatine et chez Stock, dirigé par mon soi-disant-ex-éditeur chez Grasset : Manuel Carcassonne.



02/04

Les énigmes du week-end

"Un zeste de Nimier, une giclée de Chardonne, une pincée de Déon, deux traces de Blondin, trois gouttes de Morand, le tout saupoudré de Dumas, de Retz et de La Rochefoucauld"
Qui suis-je ?

"Le chaînon manquant entre John Fante et Richard Price"

Qui suis-je ?



01/04

MONTANA


Montana
(04/10/2008)

"Avant de m'endormir, la veille, j'avais lu quelques pages de Jim Harrison et je m'étais demandé comment il faisait. Si jamais je saurais faire ce que ce gros borgne réussissait : "Voler comme un papillon, piquer comme une abeille !"' On se sent toujours lourd après avoir mangé au restaurant et quelquefois léger lorsque l'on a lu une bonne histoire. C'est la vie ! Dieu qui vous hante… je ne sais quoi."

Mal de père
Flammarion, 1996

"La veille, avant de m'endormir, j'avais lu quelques pages de Jim Harrison et je m'étais demandé comment il faisait. Si jamais je saurais faire ce que ce gros borgne réussissait : "Voler comme un papillon, piquer comme une abeille !"' On se sent toujours lourd après avoir mangé au restaurant et quelquefois léger lorsque l'on a lu une bonne histoire. C'est la vie ! Dieu qui vous hante… je ne sais quoi."

Mal de père
L'arbre vengeur, 2016

Vingt ans après, on appréciera la différence.

31/03

Le gâteau est issu du langage, comme le gâteau sort du four : il y a une recette, on l'exécute, on a le gâteau.
Si on accomplit le texte, on a l'objet. Il y a quelque chose de performatif. J'ai trouvé ça merveilleux.

La toujours délicieuse Maylis de Kérangal à propos de son dernier cup-cake


Pour ceux que ça intéresse, on peut lire la totalité de cet entretien de haute volée en cliquant sur le lien ci-dessous.

http://www.telerama.fr/livre/maylis-de-kerangal-finalement-le-grand-sujet-de-mon-livre-c-est-que-la-cuisine-est-un-language,139985.php#xtor=EPR-126-newsletter_tra-20160326

30/03

MINUIT

Des fois, on sait pas ce qui vous prend…



Il y a des types qui écrivent des livres parce que leur fille est morte et puis ils prennent le TGV pour aller en parler à des centaines de kilomètres ; le train arrive avec une heure de retard, le bar est fermé… ils sont pas contents.
C'est humain.


25/03

PAULINES

Et puis, après les Jeannes,
les Paulines vont rappliquer


24/03

LA
                  DIFFERENCE

Lettre de refus pas si différente que ça


COQUETIER

Paul Morand, Montherlant & Frédéric Roux*
ont gagné le coquetier

* Ce dernier venant de perdre aujourd'hui, son jumeau astral,
Johan Cruijff (25/04/1947) ne se réjouit pas outre-mesure


22/03

BOJANGLES

Les 3 Jeannes mixent Nina Simone…
au cas où ça voudrait bien venir.



21/03

L'édition, c'est la teuf !

TEUF

Les 2 Jeannes en CDI
Garcin (Grasset), Lambron (Fayard)
s'éclatent un max
la troisième (Ferney) suit le mouvement…


MILLE

Paul Morand, Montherlant & Frédéric Roux
visent la postérité


DEMAIN

ONFRAY

C'est la fête à Cohn-Bendit


20/03

J'ignore si en 2004, date de sa sortie, on a beaucoup parlé de Project X (Liana Levi) de Jim Shepard (parfaitement traduit par Françoise Bouillot), en tous les cas, ce serait dommage que ce n'ait pas été le cas, puisque c'est drôlement bien (en français fuckin' good).



BULLETS



19/03

Two is a couple
Three is a trouble


3

Paul Morand, Montherlant & Frédéric Roux
ont du mal à se départager


Un peu d'auto-fiction pour changer : aujourd'hui,
ma belle-mère fête ses 90 ans et mon père aurait eu 101 ans.

18/03

L'oiseau de Minerve ne prend son vol qu'à la tombée de la nuit




BELLES LETTRES


Rien à reprocher au volatile, c'est sobre et prudemment non signé.


17/03

Cette semaine en couverture des Inrockuptibles : "pourquoi la boxe fascine les écrivains" ! Je me rue sur l'article (tu parles !)… Quatre pages ! Wouaouh !
Merde ! double-page photo, ça fait plus que deux pages de texte (moins le droit de réponse d'un certain Daniel Bouton et une photo d'Ali/Foreman)… finalement, ça fait plus bésef. Ça s'intitule "des poings à la ligne", c'est écrit par un dénommé "Ray Sugar" Léonard Bio(t) à l'occasion de la sortie de trois livres venant de paraître "sur" la boxe : Un trou dans le ciel de Philippe Aronson (Inculte) ; KO à la 8° reprise de Bill Cardoso (Allia) et Boxing-Club de Daniel Rondeau (Grasset). Difficile de décider lequel est le plus ridicule, mais je m'en fous ! il est question de MOI dans ce fascinant article, je suis désormais INCONTOURNABLE… bientôt IMMORTEL.
Je cite : "[…] la douce science des coups comme l'appelait le Britannique Pierce Egan, reste un objet de fascination infini pour les écrivains, Norman Mailer, Hemingway, Jack London, F.X. Toole mais aussi Nick Tosches, Joyce Carol Oates et les Français Paul Morand, Montherlant et Frédéric Roux".
Pile-poil, la famille Made in France
garantie bi(ll)ot que je me serais choisie !


HEIR ! HEIR ! HEIR !
 
IMMORTELS

Paul Morand, Montherlant & Frédéric Roux
ont rendez-vous chez le notaire


En couverture du Point, il est question de "la nouvelle charge de Michel Onfray".
Effectivement, il est chargé.


Aujourd'hui Libé des écrivains… rédac' chef Christine Angot.
Que dire que Paul Morand, Montherlant et moi-même n'ayons déjà dit ?



16/03

On se gave
On se goinfre
On s'en fout plein la lampe


SOFITEL

Littérature non comprise


Emilie "A Dangerous Woman" Frèche ne fait pas que se taper la cloche au Sofitel, elle signe en collaboration avec et Clotilde Courau le scénario de "Le ciel attendra" à propos des jeunes françaises "rêvant de tuer pour Allah". Sur ces sujets sensibles, il faut toujours s'adresser aux spécialistes les plus pointues.

15/03  

C'était quoi ? La boxe (d'après Daniel Rondeau, Boxing Club, Grasset).
Bien sûr, ce pourrait être à peu près n'importe quoi… le jazz… le base-ball… l'héroïne…

C'était qui ? Isabelle Spaak (Une allure folle, Editions des Equateurs).
On imagine difficilement qui pourrait bien être Françoise Sagan réécrite par Marguerite Yourcenar, mais tout est possible.

Depuis peu, j'utilise de plus en plus fréquemment la formule, "c'est un peu joste".
Construit sur le mode du "blouge" de la publicité Volkswagen, ça marche drôlement bien et avec presque tout.


Sur Le clavier cannibale, et à propos de Frère des astres (Grasset) de Julien Delmaire, l'homme qui comprend la poésie tibétaine sans parler tibétain (cf le 08/03),
Claro parle d'un style qui flirterait "avec l'emphatique pour mieux lui inoculer le trivial" (¡ claro que si !). Il en donne même des exemples : "La faim revient fouiller son bide" ; "son visage est chaviré d'une joie précaire" ; "la pluie s'impatiente" ; "le crépuscule réconcilie les couleurs" ; "le pélerin se saoule au goulot du vent". Cela ferait "de chaque image une évidence réinventée"… Putain de moine ! rien que ça ?
Bon, moi, je veux bien, je suis sympa, mais c'est à peu près le même genre d'images à la con, de métaphores à la mords-moi-le-nœud et d'adjectifs foireux que Claro cite (à juste titre) pour déconsidérer Yann Moix.
 

14/03

Entre Gilles Leroy, Olivier Bourdeaut et maintenant Zoe Saldana, cette pauvre Nina n'est vraiment pas gâtée.


Ils dansent sur la poussière des morts…

NINA


et moi, j'essuie !


C'est quoi ?
"Un mélange de sauvagerie et de noblesse qui façonne son mystère" […] "un passé, une culture, des codes, un langage, des histoires, des personnages."

C'est qui ?
"Ce serait Marguerite Yourcenar réécrite par Françoise Sagan."


10/03


OLD PEANUTS

https://www.actualitte.com/article/culture-arts-lettres/marie-ndiaye-et-maylis-de-kerangal-nommees-au-man-booker-international-prize/63903


Pour l'édification des masses, je publie jusqu'en juin prochain (cf le 04/03), une lettre de refus de Mal de père par semaine.
Je commence par Jean-Marc Roberts (RIP) chez Fayard dont je n'étais visiblement pas la thasse de té (je me le suis d'ailleurs, ultérieurement, tenu pour dit).




Fayard

Roberts fait allusion à un refus précédent, il ne peut donc s'agir que de Lève ton gauche ; de mon côté, je me souviens effectivement d'une autre lettre de Roberts refusant l'un de mes textes, étrangement, elle faisait état de ma personne (qu'il ne connaissait pas) qui lui semblait plus estimable que mon texte. J'avais trouvé un peu bizarre cette irruption de la morale dans le jugement ; comme je suis aussi vaniteux que n'importe qui et que je me contente de peu, je crois me souvenir que j'avais été bêtement satisfait de ce compliment qui n'en était pas un (loin de là, en réalité, c'était une insulte), alors que j'aurais dû être furieux d'être moins pervers que mon interlocuteur (qui ne l'était pas qu'un peu, ce qui explique les regrets dont il est l'objet dans le milieu).


Sans peur et sans reproche(s)

JEANNES

Jeanne Garcin (de face) & Jeanne Lambron (de profil)
attendent impatiemment l'ouverture du Salon du livre
De dos, Jeanne Ferney
les envie un tantinet


09/03

L'enfer est pavé de bonnes intentions.

Un mouchard (c'est sa nature) finit toujours donneuse (c'est sa fonction).
Sa volonté n'est pas en cause,
il n'y peut rien… la Police le sait.

08/03

Julien Delmaire (il a récemment publié Frère des astres chez Grasset) pilote des ateliers d'écriture auprès de migrants avec Emmaüs… pourquoi pas, ça où peigner la girafe.
Le matin, sa première élève n'écrit pas le français, ça fait rien, ils finissent en larmes.
L'après-midi, c'est un tibétain qui prend le relais, il parle anglais et écrit en tibétain (c'est logique) ; quand il lit son poème, Delmaire sait qu'il est réussi… "sans en comprendre un seul mot".
C'était vraiment une bonne journée pour la poésie, le Tibet, les migrants et Frère désastre.


06/03

De l'affaire qui "oppose"* Richard Millet à Maylis de Kérangal, on pourrait tirer l'enseignement suivant : ici et maintenant, le mal auto-proclamé n'a aucune chance de vaincre le bien plébiscité.

en réalité, ils sont plus acolytes qu'adversaires,
l'un jouit de son exclusion,
l'autre de son intégration.
Le monde est bien fait
… encore heureux !
04/03

De plus en plus difficile de garder son sérieux en regardant la Grande librairie, hier Paule Constant (Prix Goncourt avant Michel Houellebecq) déclarait sans que personne ne moufte, ni qu'un infirmier surgisse : "Je suis une voyante […] Je n'écris pas une ligne qui ne soit pas inspirée !"
J'ignore les autres, mais pour ma part, j'ai l'impression de regarder l'émission sur les timbres de Jacqueline Caurat du temps où la télévision était en noir et blanc ; à force de déconner (et tout le monde y a joué), la littérature est aujourd'hui un sujet de la même importance que la philatélie dans les années 60.

Et pendant ce temps-là, on oubliait de lire ce qu'il aurait fallu lire (surtout les deux dernières phrases) : "J'ai aussi l'intention de continuer à faire des affaires, de très grosses affaires ! Et ça, vingt-quatre heures sur vingt-quatre…"
Donald Trump, Le plaisir des affaires, Ergo Press (1988).


Vingt ans après…

Mal de père

je rejoue
(en juin)



02/03

"L'intelligence est une catastrophe pour la littérature", Nancy Huston (El Pais). Les connes aussi.


C'est qui cette Nancy Houston ?

Nancy

Je l'attends !


Tout le monde dans les salles d'attente feuillette les revues à l'envers, tout le monde est habitué à lire sur écran donc à ne lire que de façon discontinue, à passer d'un séisme au Mexique au fion de Beyonce. La vie discontinue nous est restituée hachée menu, notre réalité est pixellisée, mais, pourtant, la Marquise sort toujours à cinq heures pour se faire baiser jusqu'à sept par son amant masseur-kinésithérapeute, elle rentre ensuite suivre le journal de vingt heures avant de s'endormir terrassée par le dernier opus des éditions de Minuit… ça plaît à François Busnel.

KO à la huitième reprise (Allia) c'est peut être du "gonzo" pur porc, mais c'est surtout écrit comme un cochon par un dénommé Bill Cardoso qui, soi-disant, aurait inventé le terme "gonzo journalism".


29/02

"Piteux provincial ! Cabotin ! Pédicure !" […] "Cuistre ! Pédicure !"
Jules Laforgue (Moralités légendaires)

Lu Fatale de Jean-Patrick Manchette, il y a assez longtemps, j'avais plutôt aimé ses "polars" maniérés (de "maniérisme"), ils me semblaient plus achevés que les néo-polars à la française à destination des éducateurs spécialisés ; là, franchement, il n'y a pas grand-chose à sauver si ce n'est les trois premières pages et quelques pastiches de Flaubert assez réussis. J'ai donc un peu peur de relire Nada et tous les autres et de me rendre compte que j'ai aimé des trucs pas terribles, politiquement puérils qui plus est ; ce n'est pas vraiment grave (ancien para-situ c'est toujours plus honorable qu'ex-mao (mais guère)), cela me fait, surtout, m'inquiéter de mon jugement actuel (tout cela sans compter l'admiration que lui porte Jean Echenoz qui ne me rassure pas outre mesure).
J'ai lu aussi Vie et mort de la jeune fille blonde de Philippe Jaenada dont je ne cesse de vanter la vis comica, ce livre-là n'est pas terrible-terrible (peut-être (j'espère) les impôts à payer)) ou alors, j'étais mal luné.
De tout ce qui précède, on déduit aisément que ce que j'ai préféré ce week-end, c'est Jules Laforgue et ses prophéties à mon propos.

Le 17 mars, vous pouvez participer à un atelier d'écriture dans les bureaux de My little Paris sous la direction d'Anne Berest. Je ne sais pas si l'on pourra y rencontrer "des critiques, des éditeurs et des attachés de presse" (cf le 20/02), mais l'on est sûr de ne pas y croiser Jean-François Kervéan (cf le 07/02) et l'on pourra toujours  regarder l'Anne

Mes rêves ont toujours été d'une banalité affligeante, même quand j'essaie de faire le malin… j'ai rêvé cette nuit que Philippe Sollers publiait un livre dont le titre était Mon nombril est votre monde. Franchement, c'est con !


22/02

C'était Adam Thirlwell.
C'était Candide et lubrique (L'Olivier).
En lisant ce livre on comprendrait "la cocasserie de la condition masculine et les paradoxes insurmontables de notre monde soi-disant libre" qui ont l'air de préoccuper Frédéric Beigbeder… j'ai rien contre.

Si l'on excepte le pognon, les "petits" éditeurs" ne sont pas très différents des "gros", les uns comme les autres appartiennent à cette catégorie aujourd'hui fort répandue, celle des rigolos.

A force de laisser les rênes du pouvoir aux stagiaires, on hérite du monde rêvé des stagiaires, celui où le travail est gratuit puisqu'il n'a aucune valeur.

20/02

Olivia Rosenthal est à l'origine du "master de création littéraire" de Paris VIII Saint-Denis, franchement, ce serait pas si loin, je m'inscrirai… surtout que l'on y apprend ce qu'est un "réseau littéraire", que l'on y rencontre "des critiques, des éditeurs, des attachés de presse", toutes choses qui me seraient, j'en suis persuadé, fort utile.

L'énigme du Beigbeder

"Imaginez un mélange d'Echenoz (pour la liberté et les digressions) et de Houellebecq (pour la tristesse et l'humour) […] ou un film d'Hitchcock sous kétamine".
C'est qui ?
C'est quoi ?
Réponse lundi…

19/02

FUTUR HINAULT

Lorsqu'il a fini d'écrire Eric Fottorino est toujours déçu par ce qu'il a écrit, manque de pot, ça ne dure pas…


15/02

Lorsque je lis sous la plume de Nelly Kaprielian : "Virgine Despentes se fiche de bien écrire, de mal écrire, parce qu'elle écrit une langue qui n'appartient qu'à elle", je souris d'abord, ensuite, je me demande de quelle langue il peut bien s'agir : celle de Baise-moi ou celle de Vernon Subutex ? Elles me semblent tellement différentes que je me demande si, en définitive, Virginie Despentes n'est pas polyglotte.

14/02

La littérature française continue à se colleter avec le réel : une certaine Murielle Magellan (Les Indociles, Julliard) a ainsi imaginé une stagiaire dans une galerie d'art… gitane (la stagiaire, pas la galerie)  !
C'est Manitas de Plata qui va être content que sa petite nièce ait trouvé du taf.


11/02

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LYON/BORDEAUX
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BORDEAUX/LYON
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Verdier/Verticales/Vertueux… c'est fou ce que les caricatures s'appliquent à ressembler à des caricatures : Guy Walter, directeur de la Villa Gillet à Lyon, touche un salaire mensuel de 10 600 € nets + 5 600 € de frais. La Cour des comptes trouve qu'il attige un peu, genre Jean-Louis Froment à la belle époque du Capc. Je peux, d'ores et déjà prévoir la pétition de soutien et l'identité de ses signataires.

07/02

Jean-François Kervéan (crotte venimeuse) a été pris en flagrant délit de descente en flammes d'un livre qu'il n'avait pas lu, en l'occurrence celui d'Anne Berest, j'avais eu droit au même traitement pour Ring, dans la même émission, "Ça balance à Paris"… en 2004 ! J'ai une seule chose en commun avec Anne Berest (Putain, elle est drôlement jolie !) : Grasset ! Je pense qu'il ne faudrait pas creuser longtemps pour découvrir la raison de l'hostilité de Jean-François Kervéan (colique aigre).

03/02

Nelly Kaprielian à propos d'Adrien Bosc dans les Inrockuptibles" : […] son premier opus sera remarqué puisqu'il s'agit de Sinatra a un rhume, un texte phare du nouveau journalisme écrit par le grand Gay Talese, jamais encore traduit chez nous." On peut légitimement se poser la question de savoir à quoi se rapporte : "jamais encore traduit chez nous", s'il s'agit de Sinatra a un rhume (Esquire… 1966 !), c'est vrai ; s'il s'agit de Gay Talese, ça ne l'est pas : Robert Laffont a publié Ton père honoreras en 1972 et Julliard, La femme du voisin en 1981.


SINATRA



02/02

Et rien d'autre, James Salter (Points), à mon avis, toujours largement surcôté (peut-être pas mauvais dans le sexe) ; Troisièmes noces, Tom Lanoye (La différence), un peu décevant comparé à La langue de ma mère, mais pas mauvais quand même ; Les quais de Chicago, Stuart Dybek (Finitude), pas mauvais du tout, j'ai commencé City on Fire de Garth Risk Hallberg (Plon) : j'ai arrêté les frais au bout de cinquante pages, on voit tellement le travail (dont une grande partie consiste à dissimuler le travail) que ça m'a fatigué à l'avance… je verrai plus tard.

En fait, on ne s'en est pas rendu compte, mais
en guise de littérature pour adultes, on nous refile de plus en plus de la littérature jeunesse.

La critique nous promet une "analyse", on lit une description… forcément, on est déçu.

25/01

Anna Gavalda      Olivier Bourdeaut
 –––––––––––   =  ––––––––––––––
 Dilettante               Finitude

Deux individus avec lesquels on est à peu près assuré de ne pas choper de MST.
Deux éditeurs qui ont touché le gros lot, et c'est tant mieux pour eux.

Solutions devinettes : Le Dickens augmenté c'est Mordecai Richler ; le prétentieux : Edouard Louis


23/01

Viens avec moi de Castle Freeman Jr. traduit par Fabrice Pointeau (Sonatine), c'est tout à fait formidable (surtout au niveau des dialogues).

Les devinettes du week-end

Prenez Dickens, rajoutez-y Philip Roth, mais aussi John Irving, une pincée de Saul Bellow […] vous obtenez ?

C'est Roger Peyrefitte qui se prend pour Ken Loach ?



21/01

Une lettre haletante qui m'a tenu en haleine

NANAR

L'admiration, il n'y a rien de plus difficile à vivre !


07/01

On n'est jamais mieux servi que…

OLMI

(je ne me souviens plus de la suite)


06/01

Carthage de Joyce Carol Oates, c'est 100 pages formidables et ensuite le logiciel prend le pouvoir et, franchement, c'est un peu n'importe quoi. Je suis de plus en plus persuadé que J.C.O. n'écrit pas l'intégralité de ses livres, elle a des assistants comme les maîtres anciens (ou Alexandre Dumas).

Certains en sont encore à débattre de "l'objet livre" alors que la lecture n'existe plus et que les lecteurs ont disparu !

Les intéressants de Meg Wolitzer (rue fromentin) ne le sont pas.

Virginie Despentes, académicienne Goncourt… Youp La Boum ! J'espère être encore vivant pour assister au duel Angot/Bouraoui pour l'Académie française.

No future !

BOULEZ

Lemmy Boulez
idole de Virginie Vicious
vient de passer l'arme à gauche
la musique contemporaine est en deuil


03/01


Le 28/03/2014, j'écrivais ceci à propos du premier livre d'Emile Louis (Pour en finir avec Eddy Bellegueule) :
Pour ce qui est de la sensation de la rentrée de janvier (Emile Louis), je ne saurais déterminer (pas le temps – non plus – d'y passer des heures) ce qui a "construit" son succès exemplaire (pour l'analyser sérieusement sans risquer l'excommunication, on regrette Pasolini) : la bonne/mauvaise conscience de l'opinion publique à l'égard de la "communauté" homosexuelle ("Ce sont quand même des gens comme les autres !") ; la sensiblerie du commun ("Le pauvre !") ; la proximité du débat sans queue ni tête sur le mariage gay ("Et pourquoi pas, après tout, ce sont des gens comme les autres !") ; l'appétence inégalée du vulgaire pour le sordide ("Et ils s'enculent ?") ; l'ignoble complaisance à la Closer de la cagole ("Et ils se sucent la bite aussi ?") ; l'abandon (sans combat) du peuple et du populaire à ceux qui construisent leurs succès politiques sur ses bas instincts caressés dans le sens du poil ("Salauds de pauvres !") ?
Quelqu'un s'est-il sérieusement posé la question de savoir si le dénommé Eddy Salegueule avait (ou pas) une tronche sur laquelle n'importe qui avait envie de cogner (et de cracher) sans que ses orientations sexuelles y soient pour grand-chose ?
Quelqu'un s'est-il demandé si, en plus d'attirer la beigne, il n'aimait pas s'en prendre et ne mettait pas quelque complaisance à s'en plaindre (à moucharder) avant de se taper les mollards adjacents avec délice ?
S'il n'en jouissait pas ?
Quelqu'un s'est-il sérieusement intéressé (peut-être Bégaudeau dans Transfuge… c'est un comble !) sur l'effarante nullité de ce texte, équivalent tapette de ceux, hétérosexuels Ô combien ! de Delphine De Vigan et pourtant  "mêmement" ignobles puisque cherchant à plaire et "mêmement" mal écrits.

En prophète conséquent, je ne rajouterai rien à propos de son deuxième livre, Une histoire de la violence. Cette fois, Milou se fait tabasser et violer par Reda avec qui il vient de tirer un coup (un Kabyle qui, entretemps, lui a piqué son IPhone) ; ensuite, il va nettoyer ses draps ("le sac de linge trop encombrant, trop lourd, les jambes [qui] fléchissaient sous son poids") et frotter le plancher ("la serpillière arrachait par lambeaux minces et rectangulaires ma peau ramollie").
Il aurait désormais pris une stature de génie !
Moi, je veux bien, je crois surtout que ce garçon offre à la critique ce que l'inconscient des critiques désire, qui est tellement sale que ce n'est pas avec une serpillière que l'on va en venir à bout, serait-on assez costaud pour ne pas tituber sous le poids d'une paire de draps souillés.


BONNE ANNEE



MON AGENDA DE LA PLEIADE
(2015)

31/12

Et pour finir l'année en beauté,
un peu de José Maria de Heredia.


HEREDIA

La poésie, il n'y a que ça de vrai.




30/12

33 jours de Léon Werth (Viviane Hamy), c'est 20 sur 20.

L'air de rien…

ENARD

le Goncourt, c'est du bulot !


29/12

BIENTÔT LA "PETITE" RENTREE

JANVIER

Les libraires sont surmenés

AUTEURES

Les auteures piaffent d'impatience


27/12

Et dire qu'il va falloir écouter deux mois durant l'éloge d'Echenoz, le constipé le plus surévalué de l'écurie des constipés de Minuit ("pince épilatoire" en guise de pince à épiler in Envoyée spéciale… tout est dit).

Les jeunes ambitieux ont le cul bordé de médailles, après les ateliers d'écriture de Philippe Djian (16/07), Katherine Pancol dirige en janvier une "masterclass" (gratuite) !

J'ai entamé De la beauté de Zadie Smith avec les préjugés les plus favorables (02/12), hélas, il m'a vite fallu déchanter. C'est mal traduit par Philippe Aronson, mais cela ne suffit pas à tout expliquer. Je comprends bien que les minorités pour s'intégrer (ou plutôt se désintégrer) doivent en passer par le conformisme le plus absolu aux valeurs dominantes, mais je ne vois pas l'utilité d'un "roman universitaire" banal écrit par une jeune fille de couleur pas plus que je ne verrai l'intérêt aujourd'hui d'un "bluesman" blanc de vingt ans imitant parfaitement Blind "Lemon" Jefferson.
100 pages, à la rigueur, ce serait supportable, 600 (ce genre de bouquins doit faire 600 pages), c'est 500 de trop. Aucun des rebondissements convenus (on dirait du théâtre de boulevard) ne nous est épargné.
C'est con ! Encore heureux, je viens de découvrir un écrivain formidable : Tom Lanoye qui a écrit un livre formidable : La langue de ma mère (Editions de la Différence).


19/12

Les écrivains libres et les boxeurs ont cela de commun
qu'ils prennent des coups de poing sur la gueule pour enrichir leurs managers.
Seule différence, et de taille, les écrivains deviennent plus forts en vieillissant.

Roger Rudigoz



Hem'


Si pour les coups de poing dans la gueule, je suis plutôt d'accord, j
e ne suis pas certain que Rudigoz ait raison sur toute la ligne, il fait une différence entre le déclin de la force physique et les progrès de la force mentale alors que l'une et l'autre s'évanouissent (à un rythme différent, certes) avec le temps.


15/12

Franchement, je ne vois pas trop comment on pourrait faire confiance à la critique littéraire lorsque l'on voit la critique cinématographique encenser un film aussi épouvantable que Les Cowboys de Thomas Bidegain, je ne vois surtout pas comment le public pourrait s'imposer des exigences et pratiquer des vertus que conchient les critiques. Il est vrai que, désormais, les prisons ont été rebaptisées : "lieux de privation de libertés".

14/12

En ce moment, aux toilettes, je lis les deux volumes (Saute le temps & A tout prix) de Roger Rudigoz parus chez Finitude, c'est très bien, on dirait de l'André Blanchard en moins cultureux, du Philippe Billé en plus progressiste. Je me sens cousin, les préoccupations des écrivains de (notre) genre (grognon) sont toujours les mêmes, je crains à ce propos l'effet Vaché qui rit* : dans cinquante ans les héritiers de Finitude rééditeront mes récriminations éditoriales et mon équivalent de basse Lozère en pensera du bien… ad infinitum ! Ce qui est ennuyeux, dans le fond, c'est que cela ne fait avancer l'affaire ni des uns ni des autres (même pas des éditeurs qui se chargent de résurrections de ce genre).

* "Si vous continuez pendant quelques années, on finira par se servir de votre nom pour étiqueter les nouveaux venus."

Roger Rudigoz
A tout prix

Delphine DeVigan, Nathalie Azoulai, Agnès Desarthe et Hadrien Laroche (écrivains fameux) étaient dans la même classe (qui veut dire : étaient de la même classe), on nous présente ça comme un conte de fées, alors que c'est l'horrible vérification des thèses les plus rudimentaires de Bourdieu (Pierre). Dans le même mouvement de confusion ordinaire, dans M, le magazine du Monde, Yann Moix déclare à propos de Fleur Pellerin (pourquoi Yann Moix est-il l'ami de Fleur Pellerin et que je ne le suis pas ?) : "Elle n'est absolument pas dogmatique, elle a zéro a priori. Je suis plutôt de droite, elle est plutôt de gauche, mais on est d'accord sur 99% des sujets". On a compris que tout repose sur "plutôt".
C'est plutôt inquiétant.

10/12

MADAME Svetlana Alexievich.

09/12

COMPLIMENT


Je viens d'apprendre (avec quelques jours de retard), la mort de Pierre Drachline. Au Cherche-Midi, il avait été l'éditeur du Désir de guerre* (qu'il considérait comme un "grand livre"**), l'année dernière, je lui avais apporté, dans le cendrier encombré qu'il occupait au fond d'un couloir, sa réédition à L'arbre vengeur.
Il avait l'habitude de dire que : "La vraie littérature s'adresse à une poignée de fanatiques", ceux dont il faisait indéniablement partie.

* Il avait, quelques années auparavant, refusé Assez ! en ces termes :
"[…] vous seriez meilleur polémiste si vous renonciez à l'invective gratuite au profit de l'humour, fût-il noir".

** il exagérait peut-être un brin.



La femme de Raphaël Sorin m'appelle pour me demander mes nouvelles coordonnées, je les lui donne ; elle me passe son époux, au cours de la conversation, je lui demande s'il a reçu le texte que je lui ai adressé il y a quelque temps, il me dit qu'il ne peut "rien en faire" puisqu'il ne s'occupe plus que de polars et de docs météorologiques, je lui dis que je comprends, je ne lui dis pas que le texte pour lequel il ne peut rien faire EST un polar. Ma délicatesse est infinie (cf le 24/03).

Le texte de Taiye Selasi est, lui aussi, assez bon (encore une négresse ! et foutrement canon pour couronner le tout) sans l'effrayante mélasse politically correct qui dégouline de la majorité des textes de 
New York pour le meilleur et pour le pire.

02/12

Dans New York pour le meilleur et pour le pire (Actes Sud), une anthologie de textes très inégaux (c'est le moins que l'on puisse dire, la plupart sont nuls), celui que j'ai préféré est signé Zadie Smith dont je viens de me rendre compte que c'était une fille un peu noire ; comme macho raciste, je me pose un peu là ! Je vais me procurer De la beauté  (Folio) pour lui niquer sa race !

01/12

Et le prix Goncourt des mongoliens, il est attribué à qui ?

tree 11

27/11

Ça y est, je connais tous ses secrets, je connais tous ses envoûtements, la méthode Chalandon n'a plus de secrets pour moi ; en fait, c'est pas si compliqué : l'auteur doit "prendre les mots à l'os" (comment faire, c'est une autre paire de tournevis, mais L'anatomie pour les nuls devrait suffire), après, il faut "aller au sang des mots" (au sang de l'os, quoi). Ce sont des opérations qui ne sont pas sans risque, la preuve : il faut que Sorj fasse attention car il pourrait aller "vers un dépouillement absolu" (franchement, moi, j'ai rien contre).
En fait (peut-être) son secret, c'est d'être couillon.



Soldats, Vous partez pour la Syrie, et la France salue avec bonheur une expédition qui n'a qu'un but : celui de faire triompher les droits de la justice et de l'humanité. Vous n'allez pas en effet, faire la guerre à une puissance quelconque, mais vous allez aider le sultan à faire rentrer dans l'obéissance des sujets aveuglés par un fanatisme d'un autre siècle.

Napoléon III

Allocution au camp de Châlons
lors du départ du corps expéditionnaire pour la Syrie

7 août 1860

Mc


26/11

Aperçu l'équipe des éditions Stock attablée au salon du livre de Nancy, Simon Liberati en face de Jean Pierre Coffe (Arthur Rimbaud versus Patrick Sébastien)… la vie de rebelle n'est pas de tout repos.

"Liberati ? mais c'est de la merde !"

STOCK

Tournez, tournez les serviettes !


25/11

Je viens de passer quelques jours à Bordeaux pour assister à une démonstration d'aïkido en fauteuil roulant (formidable !) sous le toit en tôle ondulée d'une halle polyvalente, j'ai donc (avec ravissement) acheté Sud-Ouest Dimanche (il y a chez moi une perversité certaine qui me fait, par exemple, lorsque l'occasion se présente, me régaler de mortadelle). Bonne pioche : un article d'Olivier Mony (le chevalier Bayard de la critique) sur mon écrivain préféré (Maylis de Kérangal), un autre d'Yves Harté (le Géant des Landes) sur mon "ami" Jean Paul Mari (le Capitaine Karim). Rien que des éloges… de l'angélisme (anode/femelle) et de la complaisance (mâle/cathode), de l'ignominie en définitive. Celle dont on crève et dont ils se gavent (les uns et les autres)… qu'ils en crèvent !

A propos de ce que j'écris, j'entends de plus en plus l'appréciation suivante (je grossis le trait) : "C'est trop bon pour nous, mais on sera ravi de vous lire (sous-entendu : ailleurs, mais pas chez nous)", évidemment, il faut à l'écoute de ces propos faire la part de la flatterie : "Ça n'engage à rien et le mâle est toujours ravi d'entendre que des bites comme la sienne, on n'en a jamais vu d'aussi ravissantes", mais il y a néanmoins une vérité tapie au sein de cette flagornerie éditoriale : l'espace de la littérature est de plus en plus réduit au sein de la littérature ; d'en être exclu ne me réjouit pas (l'appréciation flatteuse ne me flatte pas davantage), je le déplore… pour les autres (après tout, j'ai fait mon tour et, peut-être, à ce que j'ai publié, je n'ai pas lerche à rajouter).

Dans les années 60 (celles où mon sexe avait des exigences perpétuelles qui se sont espacées), il était très difficile de tirer son coup (la formule élégante que nous utilisions à ce propos), nous admirions d'autant plus ceux qui parvenaient à leur fin, l'un d'entre nous entre tous qui semblait n'avoir aucun souci… on ne comprenait pas pourquoi : il était con, il était moche et pourtant, il y arrivait ! Cet enfoiré baisait des gonzesses, et même des pour lesquelles nous nous serions damnés. On a fini par comprendre sa tactique : il pleurnichait, et ces connes qui n'avaient aucun mal à nous refuser ce que l'on ne leur demandait pas (on aurait bien été infoutus de le faire) lui accordaient (non sans s'être, tout de même, fait abondamment prier) ce que nous désirions au-delà du raisonnable. Ce type, c'est Sorj Chalandon ! C'est pas des gonzesses (quoique !) qu'il veut baiser, ce sont des jurys. Il vient d'obtenir le Prix du style (pour ceux qui ne suivraient pas, c'est un peu comme si Saddam Hussein et George. W. Bush avaient obtenu conjointement le Prix Nobel de la paix)…
"Le style, c'est ce qui protège mes romans" aurait déclaré l'impétrant dans le hall de B.M.W. où lui a été remis un vélo électrique.
Si ça se trouve, il se fout de notre gueule.

 

17/11

Michel Onfray arrive sans effort apparent à être LOURD tout en étant le représentant emblématique de la light philosophie. Il est à la philosophie ce que Bernard Tapie est à l'analyse politique.

16/11

"Chaque civilisation produit la forme imaginaire et technologique de guerre qu'elle mérite. […] C'est pour cela que la guerre qui nous conviendrait le mieux, aujourd'hui que nous sommes menacés de dépression et d'implosion plus que d'autre chose, serait celle qui revêtirait l'apparence d'une perpétuelle menace de guerre, d'une guerre qui n'adviendrait jamais et qui produirait, néanmoins, les effets d'une vraie guerre."

Le désir de guerre

le cherche midi éditeur (1999)
réédité à L'arbre vengeur (2014)


12/11

Désireux de participer au "débat citoyen", j'avais adressé à Pierre Jourde cette recommandation : "Ne perdez pas votre temps, Jean-Loup Amselle est un con". J'ai reçu de l'équipe de modération du Nouvel Observateur le message suivant :

Bonjour Frédéric Roux Après lecture et analyse attentive de votre article du 12.11.15 20h56 par notre équipe de modération, celui-ci a dû être retiré de la publication en raison de sa non-conformité vis-à-vis de la charte d’utilisation du NouvelObservateur. Nous tenons à vous assurer que nous faisons tout notre possible pour accepter le plus grand nombre de messages et que tous nos modérateurs sont tenus à une stricte obligation d’impartialité. La neutralité de leur analyse est d’ailleurs régulièrement vérifiée par un superviseur. Toutes les opinions sont acceptées dans la limite des règles définies dans la charte éditoriale et sous réserve de les exprimer de manière courtoise, argumentée, et sans agressivité. Le motif de retrait de votre participation est : Propos insultants Les propos insultants ou haineux envers un utilisateur, une personne, une communauté, une entreprise ou une organisation, ne sont pas autorisés par la charte du site. Sont considérés comme injurieux les propos haineux, grossiers ou dégradants, utilisés pour qualifier autrui dans le but prémédité de l’offenser. Cordialement, L’équipe de modération Ps : pour rappel, le texte de votre article était: --------------------------------------- Ne perdons pas de temps : Jean-Loup Amselle est un con. ---------------------------------------

Dans l'infini espace de liberté qu'est "La Toile", on ne peut donc montrer un nichon ni traiter Jean-Loup Amselle de "con". C'est con ! Si l'amour est l'infini "mis à la portée  des caniches", la liberté des caniches n'est pas infinie pour autant.
Je ne sais pas si cela a un quelconque rapport, mais depuis quelques jours, les connexions à mon site depuis la Russie se multiplient : Nizhniy Novgorod, Blagoveshchensk, Moscow, Yekaterinburg, Tambov, Cherepovets, Kyiv, Samara, Koroliov, Novosibirsk, Cheliabinsk, Lobnya, Saint Petersburg, Essentuki, Kazan, Oryol, Belovo, Bursa, Kolomna, Kirov, Kemorovo, Novorossiysk, Rostov-on-Don, Osnu, Krasnovar, Komosomolsk-on-Amur, Penza, Ishevsk…
Et si revient le temps des samizdat, s'il faut dactylographier… on dactylographiera.


11/11

"Je suis sûrement pas un penseur", Marc Weitzmann (France Culture) ; moi, je suis vraiment déçu de l'apprendre.

Au cours d'une analyse assez juste (in Transfuge de novembre) de Vernon Subutex, François Bégaudeau croit pouvoir affirmer que Virginie Despentes est "une essayiste de gauche et une romancière de droite". Et si elle n'était tout simplement qu'une écrivaine rudimentaire, cela (dé)montrerait qu'avec de faibles moyens, il est aujourd'hui plus facile de faire illusion dans la théorie que dans la fiction.

08/11

1 / Je suis Olivier Maulin
2 / Je suis Olivier Py
3 / Je suis Jean-Loup Chiflet


07/11

1 / Un Marcel Aymé de notre temps, un Houellebecq mâtiné de Frédéric Dard. Qui suis-je ?

2 / Cocteau rewrité par Guyotat avec l'imprimatur de Genêt. Qui suis-je ?

3 / Petit-fils spirituel (c'est le cas de le dire) de Vialatte et d'Allais. Qui suis-je ?

La phrase du jour : "Ma compétence, c'est la philosophie", André Conte-Sponville.

Refusé aujourd'hui par les éditions Verticales (circulaire non signée) ; la dernière fois (pour La classe et les vertus), mon répondeur téléphonique avait eu droit à vingt minutes d'explications embarrassées d'Yves Pagès. J'y croyais pas vraiment, mais ça se vérifie chaque jour davantage : je rajeunis… à moins que je ne régresse (évidemment, c'est envisageable) !

06/11

En fait, je me suis gourré, Maylis de Kérangal ne ressemble pas à Laure Manaudou, elle ressemble à Jeane Manson !

Putain, il patine le Mathias Enard !

05/11

Je suis Henri Calet. Ne me secouez pas, je suis plein de révélateur !

Finalement, les éditions Folio ne publie(ro)nt pas La classe et les vertus. Il faudra que je raconte un jour le pourquoi et le comment de la chose (franchement, c'est désespérant) ; en tous les cas, je ne suis pas mécontent du résultat, cela fera un livre mal édité avec une couverture moche de moins.
On devrait m'être reconnaissant de ne pas encombrer.


NO MARVIN


04/11

Un Doisneau qui fait du Cartier-Bresson. Qui suis-je ?


03/11

Il m'étonne que – vu la concentration – personne encore n'ait parlé de livres étouffe-chrétiens !

Théophraste Renaudot a eu le Prix Delphine DeVigan.
Comme aurait dit ma grand-mère : "Toutes mes ficelles de caleçon !"

Je m'excuse (j'ai fait une croix sur le Wepler et même sur les lecteurs du XVIIIe arrondissement), mais cette Marie Rose ("La mort parfumée des roux") Guarnieri m'a l'air totalement folasse !


La petite femelle de Jaenada c'est épatant (dit avec la voix de Brigitte Bardot, c'est encore mieux). Le dénommé Philippe Jaenada est l'un des seuls écrivains français (avec Olivier Maulin, mais en moins idéologique) à posséder la vis comica (je crois l'avoir déjà dit… mais comme le comique de répétition est une figure répertoriée du genre : je le répète).

Je ne vois pas pourquoi on parle de livre augmenté à propos du livre d'Isabelle Monnin (Les gens dans l'enveloppe) et pas de livres diminués à propos des autres.

Je suis James Salter, mais je pourrais être n'importe qui… Colson Whitehead* par exemple, dont je viens de terminer l'excellent Colosse de New York sous-titré Une ville en treize parties (Gallimard) et dont je ne crois pas que quelqu'un ait parlé en son temps (2008)… On aurait pu dire à son propos qu'il était : "Un Hemingway épris de poésie basco-béarnaise, un Fitzgerald qui aurait lu Sebald, un Nabokov pété au Jägermeister, l'égal d'Yves Harté, le disciple de Mony"… ou quelque chose d'approchant.

*évidemment, avec un nom pareil, il est noir !


01/11

"Un Hemingway qui se serait épris de poésie chinoise, un Fitzgerald qui aurait lu Nabokov". Qui suis-je ?

tree 10

12/10

Un dénommé Fabrice Guénier a passé une petite annonce dans Libération : "Auteur Gallimard cherche journaliste curieux". Pour ma part, je voulais passer une annonce dans Livres-Hebdo : "Auteur confirmé cherche éditeur (pas sérieux s'abstenir)" et puis j'ai eu la flemme.

10/10

J'entends un type à la radio parler d'économie politique, je trouve qu'il est plein de (gros) bon sens (et même qu'il enfonce, parfois, des portes ouvertes à grands coups d'épaule), ses observations me semblent judicieuses (même si chacun peut les faire et ne s'en prive pas). Renseignement pris, c'est David Graeber ("un anthropologue et militant anarchiste américain, « […] l’un des intellectuels les plus influents du monde anglo-saxon selon le New York Times »", Wikipédia) et son livre s'appelle Bureaucratie (Les liens qui libérent).
Anarchiste ? Ben, merde alors !


09/10

Un malheur n'arrivant jamais seul "Homéo" Patti Smith va publier un second tome de ses "Mémoires" ; après Bécassine chez les punks, Le retour de Bécassine.

PATTI

Help !


"En France, […] le modèle de l'écrivain reste l'oranger de serre", Guy Hocquenghem (La beauté du métis. Réflexion d'un francophobe, éditions Serge Safran), je dirais plutôt l'orchidée clonée qui crève quinze jours après que l'on vous en a fait cadeau (souvent en novembre).


08/10

Svetlana Alexievitch, Prix Nobel de littérature, ça vous a quand même une autre gueule que le grand mou de l'an dernier.

02/10

Suite à un dégât des eaux, je range mes archives (encore !), putain, qu'est-ce que j'ai pris comme râteaux ! Si l'on excepte les livres de commande (et encore… Assez ! commandé par Flammarion puis refusé par une vingtaine d'éditeurs est le contre exemple type) et une parenthèse tranquille chez Grasset sous la protection du Parrain (Jean-Claude Fasquelle), je n'ai même quasiment pris que des râteaux et il s'en trouve (qui n'ont rien écrit) pour se demander de quoi je me plains, je ne me plains de rien (je ne suis pas plaintif) sinon d'une certaine impression de "déjà-vu" encore accentuée par ma situation actuelle : de retour en province, j'envoie mes manuscrits par la poste (avec autant de succès qu'il y a trente ans).

Lu Effondrement d'Alain Fleischer (au Cherche-Midi), hormis le fait que ce n'est pas un très bon livre (mal construit, mal écrit et plutôt crétin), il est intéressant de constater que ceux qui ont soutenu de soi-disant avant-gardes vomissent désormais dans la soupe qu'ils ne sont plus invités à déguster (à la grande époque, ils s'en goinfraient et la trouvaient succulente).


Le sujet du dernier livre de Martin Amis c'est AuSwift.

Jean Christophe Grangé ressemble à Yves Lecoq ; Charles Dantzig est le croisement de Ry Cooder et d'Alain Afflelou ; Joël Dicker le portrait robot du ravi de la crèche.

J'ai bien aimé Downtown Diaries de Jim Carroll (Inculte) ; Six jours de Ryan Gattis (Fayard), ça se lit, mais c'est un peu bidon sur les bords.

Essayé (en vain) d'expliquer au personnel de Folio que La classe et les vertus n'était pas vraiment le récit du combat Hagler/Léonard ; que ce livre ne parlait peut-être pas vraiment de boxe… incompréhension totale. Hormis le fait que la perte de la transcendance (ils sont athées dans un monde (le leur) d'où Dieu a disparu y compris comme hypothèse)) traumatise les nouvelles générations, elle leur rend ce genre de raisonnement inaccessible ; en revanche, elles croient dur comme fer à des conneries sans fond (
c'est le regardeur qui fait le tableau, le lecteur qui écrit le livre, etc.) qui font disparaître l'auteur là où il ne doit, surtout, pas le faire.

01/10

Fait un petit tour chez Ombres blanches à Toulouse (excellente librairie par ailleurs)… pas un seul de mes livres en rayon, j'en demande la raison à un jeune libraire, quand je lui dis qui je suis, il saute de joie et me dit qu'il a adoré l'un de mes livres (dont il ne se rappelle plus le titre, mais qu'il lui a été recommandé par Alain Dugrand) ; je suppose que des palettes de mes ouvrages auraient encombré les couloirs s'il l'avait détesté.

We are the world
We are the chickens !


En revanche, ce jeune homme m'a donné une explication (pas bête du tout et à laquelle je n'avais jamais pensé), le succès de Maylis de Kérangal vient du fait qu'elle "crée du lien" comme on dit aujourd'hui, elle ravaude le tissu social, elle construit des ponts, elle répare les vivants, elle enduit de graisse ce qui grince, c'est Vaseline de Kérangal !

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20/09

Cinq romancières, incarnations de ce "je-ne-sais-quoi" dont nous sommes si fières, prennent la pose dans leur tenue fétiche.
La classe et la plume.


Emilie Frèche (Stock) : "Le chic, pour moi, est toujours dans le détail" ; Emilie de Turkheim (Héloïse d'Ormesson) : "Je ne sais pas pourquoi mais j'associe le chic à un corps et à une façon de porter un vêtement plutôt qu'à un vêtement en tant que tel" ; Karine Tuil (Grasset) : "Quand je m'habille en homme, je suis dans le domaine de la représentation, du jeu, du travestissement" ; Titiou Lecoq (Au diable vauvert) : "Ce chic à la française, ce n'est pas une tentative de paraître quelque chose, c'est un art de s'en foutre" ; Camille de Peretti (Stock) : "Je reste persuadée que l'élégance française est avant tout une question de détail".


16/09

Cinquante nuances de Grey, c'est vraiment casse-couilles.

Jean Douassot (La Gana) est mort… d'autres se disputent.

Les Inrockuptibles
signalent les "facéties du Goncourt" : l'an dernier la présence de Grégoire Delacourt ("auteur de best-sellers misérabilistes" à ne pas confondre avec Olivier Adam), cette année celle de Denis Tillinac qu'ils qualifient de "super-réac" (il est chiraquien). Quelqu'un se risquera t-il un jour à leur dire que Michel Houellebecq n'est pas de gauche?

Stock met la pression : Liberati ? André Breton ! Gérard de Nerval ! Aragon ! Jean-Jacques Schuhl !
Ma grand-mère aurait dit : "N'en jetez plus, la cour est pleine !"


15/09

Tristan Garcia déclare à Technikart : "Je ne suis pas un écrivain français"… "Je ne me conçois même pas comme un écrivain". Je me disais aussi.

Sorj Chalandon sur la liste des sélectionnés du Prix du style (jurés : Patrice Carmouze, Macha Méril, Irène Frain, Viktor Lazlo and so on).
Ma grand-mère aurait dit : "On a les cuisses propres !"


14/09

Je continue mon exploration de "Si ça se vend beaucoup, ça ne peut pas être intégralement mauvais non plus" (en définitive, il semblerait que si)… j'essaie de comprendre. La maison ne reculant devant aucun sacrifice, j'ai donc acheté au Carrefour de Fleurance Où es-tu ? de Marc Levy (6,90 €) et Cinquante nuances de Grey de El James (à peu près pareil).
Eh bien, j'ai trouvé le Levy très supérieur au Musso, ce qui tendrait à prouver qu'il y a - toujours - des différences, mais j'ai, surtout, cru remarquer une chose : les livres de ce genre (best seller de supermarché) emploient fréquemment des figures (toutes droit sorties de Joyce, Dos Passos, Perec et consorts : correspondance, reproduction de courriers électroniques, modes d'emploi, notices, etc) que la littérature se prenant pour de la littérature évite systématiquement. En tous les cas, chaque fois que j'ai voulu y avoir recours, ça a été la croix et la bannière pour que mes éditeurs y consentent. J'en déduis à leur usage que les "lecteurs" (c'est qui ?), y compris ceux de Musso, Levy et Compagnie sont beaucoup plus décontractés du gland qu'ils ne le sont eux-mêmes et beaucoup plus up-to-date qu'ils ne les imaginent.
Evidemment, tout ça n'est pas terrible, souvent même franchement mauvais, presque toujours épouvantable (les dialogues ! les dialogues !), mais il y a quantité de soi-disants écrivains encensés par la critique qui ne sont pas très au-dessus de ce niveau (et qui, en plus, vendent que dalle).

Twitter me passionne, surtout les twitts des écrivains qui retwittent les twitts des écrivains (qui avaient, précédemment, dit du bien de leurs livres sur Twitter) qui disent du bien de leurs livres.

10/09

Même sans le faire exprès, j'ai eu droit à la "rentrée littéraire"… difficile d'y échapper, j'ai donc négligemment feuilleté, lu en diagonale… peut-être suis-je las, peut-être suis-je, doucement, en train de me désintéresser de l'affaire, mais j'ai eu l'impression que TOUS ces livres n'en étaient, en réalité qu'UN seul, une espèce de ratapouf inodore, incolore et sans saveur passé dans le même autoclave. Les sujets ont beau être aussi gore que le buzz l'impose, c'est le même yaourt, le même mastic… une langue dont je refuse encore (mais pour combien de temps) de croire qu'il s'agit de la mienne.
On s'emmerde ferme en Principauté.

03/09

Après "la rentrée littéraire", "les foires aux vins", j'aime autant.

02/09

Lu Sauve-moi de Guillaume Musso… pour comprendre. Eh bien, je comprends pas davantage son succès que celui de Maylis de Kérangal.

Je ne sais pas pourquoi, mais je n'arrive pas à envier Sorj Chalandon.


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29/08

Ma belle-fille m'a offert Suivez mon regard d'Anjelica Huston (l'Olivier), j'ai noté le passage le plus intéressant (les virgules sont d'origine) : "La Dordogne est une merveille. Le paysage est dégagé, en une harmonieuse succession de collines, luxuriantes et verdoyantes, et la pierre locale utilisée en maçonnerie brille d'une couleur abricot dans la lumière rose du soleil couchant. Le long du large fleuve, des grottes préhistoriques creusées dans la gorge, et une vallée si fertile qu'il n'est guère difficile d'imaginer l'homme de la préhistoire vaquer sereinement, se nourrissant de bison et de baies, et fuyant de temps en temps un tigre à dents de sabre. Sarlat, la petite ville où nous logions, est aussi la patrie du foie gras. Dans les boutiques, presque tout se rapporte à l'oie ou au canard – boîtes de confit, graisse de canard, bocaux de pâté, dessins d'oies, céramiques."
Le reste (qui concerne, essentiellement, le milieu du cinéma) est légèrement plus chiant (mais à peine).
Il m'a semblé que, de son temps, ce non-livre a été copieusement chroniqué, il serait intéressant de savoir combien il a été acheté à Scribner et combien d'exemplaires ont été vendus, on connaîtrait ainsi (approximativement) notre degré de soumission à l'Empire.

13/08

Un peu dans le même genre (mais avec du monde au balcon), Eve Babitz* (Jours tranquilles, brèves rencontres), bien meilleur que Renata Adler ; pour un livre édité par Gallmeister, c'est plutôt bien traduit ; je doute cependant que les Américains achètent le livre d'un écrivain français de cet ordre.

* surtout con(nue) comme la partenaire aux échecs de Marcel Duchamp sur une photographie célèbre.

06/08

Trouvé encore plus pète-couilles que Maylis de Kérangal : Marisha Pessl.

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30/07

Lu Un bonheur parfait de James Salter, il y a des passages techniquement assez fortiches, mais dans l'ensemble, c'est du Eric Neuhoff amélioré.
En revanche, j'ai beaucoup aimé Spooner de Pete Dexter, presque aussi bon à mon sens que Le monde selon Garp.

29/07

"Vernon Subutex de Despentes (Grasset) est un autre Voyage au bout de la nuit", Edgar Morin sur Twitter.
Mais oui Edgagar, et toi tu es le nouveau Denis Diderot.


16/07

Une bonne nouvelle sur la couverture du dernier numéro des Inrockuptibles : "Philippe Djian apprend à écrire". C'est pas trop tôt, me direz-vous, mais mieux vaut tard que jamais.
Malheureusement, il s'avère que Philippe Djian apprend à écrire… aux autres ! Et là, les bras vous en tombent.


03/07

"Son livre (Les désertés, Marco Mancassola), c'est un solo douloureux de Chet Baker ou Zabriskie Point d'Antonioni qui aurait été filmé par Cassavetes", Olivier Mony.
Je vois tout à fait… j'entends à merveille… mais je vais quand même consulter les spécialistes concernés.

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15/05

J
e déteste m'acharner, je déteste donner l'impression de m'acharner, mais lors de mes dernières périgrinations, je suis tombé sur Corniche Kennedy de Mélisse de Carambar… c'est absolument abominable, surtout si, sur un sujet approchant, on a lu Les Mauvestis (POL, 2005) de Frédéric Valabrègue.

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21/04


Bizarrement le plaisir que je m'étais promis en parcourant une pile de vieux Figaro Littéraire n'était pas au rendez-vous. Quelques primo-romanciers disparus : Alain Magrou, Françoise-Emmanuel Sauron (pourtant petite cousine d'une membre du Prix Femina, elle-même cousine de Teilhard de Chardin) ; Bernard Pivot effrayé par l'inflation "due, comme on sait, aux grands prix de fin d'année" (90 romans français en 1965, 104 en 1966 et 118 en 1967 !) ; Claude Mauriac extatique devant Vivre pour vivre de Claude Lelouch ; une interview croquignolette d'Albert Speer qui à la question : "Etiez-vous au courant de ce qui se passait dans les camps de concentration ?" répond – peinard  : "Je n'en avais qu'une idée très vague !"
Celle qui m'a le plus amusé : Johanne Klein (Une histoire de Baudruche, Denoël) que l'on vendait comme une "Saganette" et qui s'appliquait à parler avec la désinvolture d'une héroïne de Godard à moins que, peut-être, à l'époque, Jean Luc Godard ait fait parler ses héroÏnes comme les jeunes filles de l'époque… Quoi qu'il en soit, ce qu'elle écrivait ("Manquer d'égoïsme à ce point, c'est du laisser-aller" ; "Il est facile de quitter un homme bien élevé" ; "J'aime les fruits de mer et les endroits hors du temps") aurait pu plaire à Eric Neuhoff s'il avait été critique littéraire en 1967. La suite s'est avérée un peu décevante pour Johanne Klein comme elle le sera, peut-être, pour Frederika Amalia Finkelstein, Laure Protat et Irina Teodorescu, "coups de cœurs de la rentrée littéraire 2014" qui a compté 75 premiers romans.




CONGES

Après une saison difficile, Emmanuel avait besoin de se changer les idées
(gratos)   


"Je ne dis pas qu'un livre peut changer le monde, mais il peut changer la vie de certaines personnes", Véronique Ovaldé (LIRE)
"Je ne dis pas que tout ce que j'écris est bon", Amélie Nothomb (Le Nouvel Observateur)
Pour ma part, je me contenterai de ne rien dire.


07/04

Retrouvé
dans un vieux Play Boy une "nouvelle très noire de Gérard Guégan", en fait un roman-photo où figurent : Arielle Dombasle, Pascale Rocard, Raphaël Sorin, Frédéric Mitterrand et Pascal Greggory … à l'époque, on savait s'amuser entre soi et soi  !

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26/03

Il me semble que Michel Onfray est à la philosophie ce que le motoculteur est à la mécanique.


24/03

J'ai l'impression que la critique littéraire fait des progrès chaque jour : "Il faut que je me mette au sport" confie Michel Houellebecq à Frédéric Beigbeder dans GQ. Il approfondit sa pensée, en précisant : "mais ça me fait chier".


20/03


Je déménage, alors, je range… je colle à la poubelle à peu près tous les suppléments littéraires de ces dernières années, un coup d'œil – en passant – au marronnier du "premier roman" réjouit toujours.
Qui se souvient de : Sybille de la Bollardière (Ramsay), Aude Bellin du Coteau (Le Seuil), Frédéric Cathala (Albin-Michel), Patrick Piet (Jean Claude Lattès), Sollenn Colleter (Albin Michel), Bertrand Guillot (Le Dilettante), Isabelle Girard (de Fallois), Guillaume Sire (La Table Ronde) , Aurélie Zarka (Farrago), Pascal Benjamin (Gallimard) Jean Marc Bennedetti (Grasset), Mathieu Garrigou-Lagrange (Albin-Michel), Yvan Améry (La Volte), Raphaëlle Vidaling (Grasset), Ludovic Roudanbi (Le Dilettante), Didier Romagny (Flammarion), Eric Pelsy (Arlea), Robert Pelz (Climats), Zagghloul Morcy (La Différence), Martine Martal (Flammarion), Renaud Meyer (Jean-Jacques Pauvert), Kuin Duan (Plon), Syrine* (Flammarion), Didier Henry (Climats), Estelle Lemaire (Sabine Wespieser), Lucas Bernard (Le Seuil), Sophie Lasserre (Gallimard), Philippe Poudrous (Jean-Jacques Pauvert), Cédric Potiron (Albin-Michel) et de Jean-François Dauven (Ramsay) ?
J'attaque ce week-end une pile de Figaro littéraire de la fin des années 60… ça va faire mal !

* édité par Raphaël Sorin



Ce qui est fait n'est plus à faire



VERNISSAGE

Hier, vernissage du Salon du livre


J'accompagne toutes les fins (celles de l'Utopie, de l'art  et maintenant de la littérature), l'air de rien ça m'aide à supporter la mienne.


18/03

"L'écriture a poursuivi mon désir de m'arracher à ce que je suis, une démarche similaire à celle de mon amie Maylis de Kérangal. Me lever à trois heures du mat' pour aller à Rungis manger des tripes entourée de carcasses, j'adore !" Joy Sorman
Putain de moine !

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23/02

Erri de Luca Pull en cachemire Hermès, Chemise en coton Dolce & Gabbana, pantalon en laine Kenzo, bonnet de laine Maison Martin Margiela.

Je suppose qu'en hommage aux talents d'écrivain de Roger Hanin, Grasset va publier son œuvre complète en Cahiers rouges.




23/01

On me propose ça… c'est pas mal ! En tous les cas, ça (me) change.

La classe et les vertus

Le 6 avril 1987 au Caesars Palace de Las Vegas, Marvin Marvelous Hagler, champion du
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J'aime bien ça aussi…

ALIASALI

Ça me rappelle Claude Pélieu.


11/01

Maylis de Kerangal : Veste et pantalon en laine avec détails zips Stella McCartney. Mise en beauté Dior avec Capture Totale. Fond de teint beige moyen. Mascara Diorshow noir. Dior Show Art Pen noir. Dior Addict Lip Glow.

Eric Reinhardt
: Pull en cachemire Hermès. Mise en beauté Dior

S'il y a une chose à laquelle les éditeurs m'ont habitué, c'est au refus de publier ce que je leur proposais. Lève ton gauche !, Mal de père, Le désir de guerre, Assez !, Copié/Collé, La classe et les vertus ont chacun été refusés par des dizaines d'éditeurs.
Je ne leur en ai jamais réellement voulu, petit un : parce que c'est leur boulot ; petit deux : parce qu'ils publient de bien plus mauvais livres que les miens.
Depuis que je suis un auteur "établi", les refus ont changé de forme (pas tous), on me téléphone pendant des heures pour m'expliquer que je suis tout à fait formidable et ce que j'écris encore davantage, mais pas cette fois ; j'écoute de charmantes jeunes femmes m'expliquer que je suis tout à fait formidable et ce que j'écris encore davantage, mais que, cette fois, elles ne sauront pas me défendre et même que publier ce que je leur propose va me nuire.
Je les écoute patiemment, je leur demande des nouvelles de leur santé, je leur souris, il m'arrive de leur dire que je les comprends et même d'abonder dans leur sens.

OUPS !

OUPS

Et puis, il y en a toujours un qui m'amuse davantage que les autres
Mon préféré de longue date était celui des Editions Maurice Nadeau (en 1977, je crois)
qui comptait une dizaine de fautes d'orthographe et autant de pataquès
J'avoue que celui d'Aurélien Masson (Série Noire Gallimard) n'est pas mal non plus
Sur le fond, j'suis d'accord avec lui, j'ai jamais pu lire Le rouge et le noir… j'peux pas piffer Besançon !


"Peut-être avait-elle scruté d'un air interdit les étoiles naissantes, leur lueur laiteuse en superposition sur l'ordre implacable au-dessus de sa tête baignant la carte qui semblait contenir sa vie dans ses lignes et ses courbes obtuses." Kim Zupan. Les Arpenteurs (Gallmeister), traduction Laura Derajinski.

J'ai beaucoup aimé Féerie générale d'Emmanuelle Pireyre (L'Olivier).




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MON AGENDA DE LA PLEIADE
(2014)




12/12/2014

Les filles de la rentrée littéraire
(2012)


Marie Simon : Robe Muse of Love, bracelet Marc Deloche ; Anne Berest : veste Tara Jarmon, combinaison Women'Secret, collier et bague Alex Monroe ; Aurelia Bonnal : Robe Tara Jarmon, bracelets Scooter, pochette My Suelly ; Marie-Hélène Lafon : Chemise Brigitte Bardot, nœud papillon Burberry London, bracelets Marc Deloche ; Gwenaëlle Aubry : Robe April May, collier Marie Laure Chamorel, manchette Anne Thomas ; Céline Curiol : Robe Orla Kiely, boucles d'oreille et manchette Anne Thomas ; Carole Fives : Perfecto Maje, robe Masscob ; Max Monnehay : Caban Burberry Brit, blouse Tara Jarmon


08/12

Je viens de rêver que l'on proposait à Régis Debray un contrat assez avantageux pour un livre où il lui faudrait dire du bien de la house-music. Je me suis réveillé avant de connaître sa réponse.

Patrick Moudiano : "Oui, le lecteur en sait plus long sur un livre que son auteur lui-même". Parle pour toi, patate !

29/08

Taiye Selasi c'est Cécile Guilbert en négresse, sa beauté la préserve de toute critique.

15/08

Tenté de lire Baise-moi… pas réussi. J'adore pourtant les mauvais livres, mais il y a des limites à tout, y compris à ma perversité en ce domaine.

Interview de James Salter dans Le Point.
A propos du Chardonneret de Donna Tartt : "C'est juste la répétition d'une forme populaire, juste de la routine… j'en ai lu cinq pages et je suis allé me coucher".
Pareil.
A propos de Philip Roth, il déclare que "si on regarde ses derniers livres, il a bien fait de prendre sa retraite".
Pareil.
Sauf que, si c'est moi qui le dis, au milieu du concert de louanges habituels concernant le roman et les romanciers américains, ce sera considéré comme un outrage, peut-être même de la jalousie, sûrement de l'impuissance.


Sur les 7 primo-romanciers de la rentrée, j'en connais plus ou moins deux. Le métier rentre (mais c'est un peu tard).

30/07

Lu J'irai cracher sur vos tombes, c'est vraiment très mauvais et je crains que tout Vian ne soit de la même eau.


VIAN

"Baise-moi ce soir, elle a chuchoté
Demain, tu cracheras sur ma tombe…"


13/07

Le meilleur moyen d'apprécier la littérature française c'est, sans doute, de la lire à l'étranger.

04/07

Blaise Cendrars avait une Alfa Romeo.

BLAISE

A l'aise, Blaise !



02/07

Richard Millet déteste Jean Echenoz. Je n'aime ni l'un ni l'autre.

A la radio, je suis tombé sur une lecture de Michel Houellebecq, j'ai longtemps pensé que c'était du Pierre Desproges.

01/07

"Je n'en pouvais plus de moi", Olivier Adam. On est bien d'accord.

27/06


La rentrée littéraire, c'est torché ! Domaine français : Emmanuel Carrère ("A un moment dans ma vie, j'ai été chrétien. Cela a duré trois ans, c'est passé"… Emmanuel Carrère a donc été chrétien plus longtemps qu'il n'a été écrivain) ; domaine étranger : James Salter (Putain, un jour, j'aimerais bien voir l'attachée de presse de l'Olivier ! Ce doit être un sacré canon).
Les autres peuvent aller se coucher.


26/06


EXCLUSIF


MAYLIS DE KERANGAL
PRIX DE LITTERATURE HENRI GAL*
POUR L'ENSEMBLE DE SON ŒUVRE**


* DECERNE PAR l'ACADEMIE FRANÇAISE
** ET 15 000 € DANS LE NOURIN AVANT DE GAGNER L'EURO-MILLIONS



EXCLUSIF


MAYLIS DE KERANGAL QUALIFIEE
POUR LES HUITIEMES DE FINALE


24/06

EXCLUSIF


MAYLIS DE KERANGAL
PREMIO GREGOR VON REZZORI


EXCLUSIF



MAYLIS DE KERANGAL
PRIX DES LECTEURS
L'EXPRESS-BFM TV


La légende familiale se poursuit ("Là où y a du gène, y a du plaisir !"). Mon plus jeune fils a surnommé devinez qui : "Mets l'dico dans l'placard".



20/06

EXCLUSIF


MAYLIS DE KERANGAL
PRIX PARIS-DIDEROT
ESPRITS LIBRES*

* Décerné par un jury de dix détenus : cinq femmes et cinq hommes.
Personnellement, je propose de les garder au gnouf jusqu'à ce qu'ils sachent lire.


CANCRE

POWER TO THE DUNCE !

18/06

MODIANO REMETTRAIT ÇA


MIGRAINE

en octobre



BIENTÔT DE RETOUR SUR VOS ECRANS



BACK

en novembre




12/06


Evidemment, comparée à Sorj Chalandon, un autre chouchou de la maîtresse (qui, dans la typologie scolaire, appartiendrait plutôt au sous-genre lècheur), Maylis de Kérangal, c'est Madame de La Fayette multipliée par Marguerite Duras.


11/06


Maylis de Kérangal est une charmante jeune femme, elle m'a toujours fait penser à Laure Manaudou en moins grande, moins massive et avec l'air un peu plus éveillé ; physiquement, c'est une personne qui attire indéniablement la sympathie. Intellectuellement, elle attire la bienveillance, tout ce qu'elle dit est frappé au coin du bon sens tout en n'ayant aucun intérêt ; sa joliesse et son assurance font passer comme une lettre à la poste la platitude pénétrée de ses propos.
A Saint-Malo, j'ai participé avec elle à un débat sur le sport, et bien, l'air de ne pas y toucher, elle avait remarqué que les joueuses de basket étaient plus grandes que la moyenne, ce qui n'est pas à la portée de Marcela Iacub.
En tous les cas, j'ai suffisamment déconné avec sa réception "critique" pour me pencher de plus près sur l'incroyable succès de son dernier livre, je me suis donc procuré, pour ce faire, Réparer les vivants et je l'ai lu (deux fois).
J'en suis resté comme deux ronds de flan, mais j'ai cru saisir ce qui fait son succès : 
Maylis de Kérangal est le parfait prototype de la (trop ?) bonne élève. Le genre chouchou de la maîtresse avec toutes les qualités et les défauts de ce (trop rare ?) standard de l'éducation nationale : elle lève le doigt avant les autres ou toute seule, quelquefois même avant que le professeur ait demandé qui savait, elle connaît les réponses, ses cahiers sont impeccablement  bien tenus, elle apprend ses leçons par cœur, elle fait "Chut !" à ceux qui l'empêchent d'écouter. Au conseil de classe, c'est la Ola en permanence ! Encouragements. Félicitations. Rien n'est trop beau pour El Chouchou.
Littérairement, c'est plus vaseux. A l'école, on écrit "pour plaire", on sort les mots rares ou précieux dont on est assuré qu'ils feront les délices de Bernard Pivot comme ils auraient fait ceux de feu Maître Capelo, on multiplie les métaphores que les stagiaires trouveront "poétiques" ("Mais où va-t-elle chercher tout ça ?"… Dans Albert Samain, crétin !). Alors, les trottoirs "s'absentent", la fourrure de l'ours est "rubigineuse", les filles "toupillent " sur elles-mêmes, on a le front "ventousé" à la vitre, les banlieues sont "filandreuses", on lève les yeux pour "creuser la nuit au fond du bourg" (faut croire qu'on a vraiment rien d'autre à branler), les grains de beauté sont "sporulant(s)", la lumière du jour est "albugineuse", on passe outre le "sismique" des mâchoires, les visages sont "torchonnés" de souffrance, les halls ont des dimensions "océaniques" (ils sont grands, quoi !), les narines sont douloureuses à force de "tuyauter l'iode et le froid" (mon royaume pour un cache-nez !), les cernes sont des "cuillers de bronze" (et mon cul, c'est du poulet ?), les cils se durcissent "comme des fils de vinyle", les cristallins (adroitement placés derrière les pupilles alors que les durillons ne sont jamais placés entre les orteils comme notre heptathlonienne de la culture l'avance, n'oubliez pas que c'est un pédicure D.E. qui vous parle !) se givrent comme s'ils avaient été oubliés "dans le fond d'un freezer" (le devant de l'engin est moins froid), on ne commande pas un gin, on l'"appelle" (on peut imaginer que Tonic lui "répond", mais ce n'est pas précisé).
Dans son élan, elle emprunte même "mêmement" qui est si élégant à Marie N'Diaye, chouchou de la classe au-dessus, appartenant qui plus est à une minorité visible, boursière de surcroît.
Assez vite, on s'agace… on se sent redevenir cancre, on s'agite sur les bancs du fond, on chuchote, on se pousse du coude, on ricane en cachette.
— Elle se prend pour qui la gamine ?
— Elle peut pas causer comme tout le monde ?
— Elle commence à nous les briser menu !
— Elle a pas bientôt fini de se la péter ?
Mélisse de Carambar ne cache d'ailleurs pas vraiment son jeu, elle a compris à qui elle s'adresse : aux libraires et aux bibliothécaires, elle a abandonné ses copains et ses copines les minus habens depuis belle lurette. D'entrée, elle vous colle les intérimaires de l'intelligence sur le cul avec un incipit d'une page et demie. Tu vas voir ce que tu vas voir ! C'est la triple boucle piquée d'entrée… l'adversaire titube, il sent qu'il va passer un mauvais quart d'heure. La foule applaudit le phénomène
à tout rompre.
Fièrement verticale, elle toise la concurrence étendue à l'horizontale.
— Alors, qu'est-ce que t'en dis, minable ? T'es pas cap' d'en faire autant, hein ?
Justement, si, et si,
en filière pro, nous sommes un bon paquet à ne pas le faire, c'est que ça n'a aucun intérêt. C'est du même niveau décoratif que les petites marguerites à la place des points sur les i.
— On espère que ça te passera avant que ça nous reprenne.
Pour alléger la béchamel, chacun des personnages est affublé d'un patronyme à la con : Cordélia Owl, Thomas Rémige, Emmanuel Harfand, Marthe Carrare (et pourquoi pas thon à l'huile ou boîte à coucou ?). Lorsque l'un d'entre eux téléphone, que ça ne répond pas et qu'il laisse un message à son correspondant, on se tape trois pages où l'on suit les ondes rebondissant d'un téléphone à l'autre… c'est long, très long.
Qu'on lui achète un GPS et qu'on en finisse !
Pour bien montrer qu'elle est "forte en tout", Babyliss de Carnaval (je sais, c'est bas !) parsème l'intrigue de son livre d'apartés philosophiques aussi filandreux que les banlieues mentionnées plus haut ; sur la forme du temps par exemple : est-il linéaire ou bien prend-il la forme des figures décrites par le hula-hoop, est-il en boucle ou bien en tube ? Je te le demande, Armande (Lozère) ! 
Pour rallonger la sauce (si on vire les métaphores à la con et les phrases qui se regardent, épatées de ne pas avoir oublié une virgule en route, il ne reste pas grand-chose), lorsque l'occasion se présente, sur le principe de bout d'ficelle/selle de ch'val, elle ne se prive pas de mini-exposés sur : le surf, les champignons hallucinogènes, la Nouvelle Zélande, le coma dépassé, les chardonnerets au Maghreb, la sexualité du personnel soignant (les quotas sont soigneusement respectés), l'inflammation du myocarde (quand même), les ours, la Leçon d'anatomie de Rembrandt, j'en passe et des meilleures.
Je crains fort que Malice pète plus haut que son cul. Ce n'est pas grave, ce qui est gênant c'est que tout le monde trouve que ça sent bon.

09/06

Nous avions laissé Alain Nadaud tout à sa détresse… D'écrire, j'arrête (Tarabuste, 2010), le pauvre avait perdu tout goût à écrire. On le comprend, c'est pas de la tarte, surtout si on ne gagne pas le prix Goncourt que l'on vous a promis. Quatre ans plus tard, il publie chez Serge Safran, Dieu est une fiction. Essai sur les origines littéraires de la croyance (288 pages) et, toujours chez Tarabuste, Journal du non-écrire (80 pages). Je crois qu'il ne faut pas prendre ce que dit Alain Nadaud très au sérieux.


04/06


EXCLUSIF


MAYLIS DE KERANGAL
ECRABOUILLE
FREDERIC ROUX


MDK




03/06

Demain, chez les libraires, ça aurait dû être la couverture de gauche, ce sera la couverture de droite.


FIG 2FIG 2


02/06


"Baudelaire aurait pu admettre ce qu'il était, cela l'aurait détendu, il y aurait gagné de l'intelligence au lieu de n'en avoir que dans ce qui le blesse." (Charles Dantzig). Ça me rappelle quelque chose… Et si l'on m'avait adressé le même genre de reproche, je n'aurais pas pu mieux répondre que Romaric Sangars : "Dantzig aussi devrait admettre ce qu'il est, cela lui éviterait peut-être le ridicule de tirer ainsi l'oreille de Baudelaire ou de frapper sur l'épaule de Dante comme s'il pouvait se le permettre en rédigeant de tels livres, si faussement désinvoltes, si comiquement pompeux, pour étaler son instruite vacuité."


STAIRWAY

La critique vue comme un ascenseur pour la gloire
et les à-valoirs considérables


30/05

Tristan Garcia : chemise en coton, avec revers passepoilés d'inspiration western, Marc Jacobs, tee-shirt à encolure V en coton, Dior Homme.


29/05



ENTHOVEN

Nelly Kaprièlian ne veut pas danser avec Jean-Paul Enthoven


28/05



 
EXCLUSIF


MAYLIS DE KERANGAL
PRIX ORANGE

22/05


DO
                                        ITNELLY

Ce n'est pas pour lui porter la poisse,
mais elle va s'en prendre plein la gueule*

* la photo ne va pas arranger ses affaires non plus


20/05

Pour une biographie de sportif (George Best) écrite par un journaliste de L'Equipe (Vincent Duluc), Le cinquième Beatles (Stock) est tout à fait lisible, comparée à celle de Vince Taylor, elle semble même  hautement recommandable.


19/05


RENTREE LITTERAIRE
2014


NELLY

Olivier Nora apprend à danser à Nelly Kaprièlian


16/05

Exil à Spanish Harlem (Le Seuil) de Raphaëlle Eschenbrenner ne casse – certes – pas trois pattes à un canard, j'y ai relevé une blague récente habilement recyclée, mais c'est pas con du tout, agréable à lire et bien plus astucieux qu'on ne pourrait le penser.


VINCE

Il y a des types comme ça, même après leur mort, ils n'ont pas de pot.
Vince Taylor vient d'hériter d'une biographie* consternante.
Le pire étant que l'auteur** admire sincèrement Maurice.


* Vies et mort de Vince Taylor (Fayard)
** Fabrice Gaignault
09/05

"Un chef d'œuvre", Jean Birnbaum, rédacteur en chef du Monde des livres à propos de Une enfance de rêve de Catherine Millet, collaboratrice régulière du Monde des livres.
"Dire adieu de Sophie Avon est un prodige de justesse et d'émotion maîtrisée", Olivier Mony, critique de Sud-Ouest Dimanche à propos du livre de la critique cinéma de Sud-Ouest Dimanche, femme du rédacteur en chef de Sud-Ouest Dimanche.

Le pire, en la circonstance, c'est que Dire adieu
est, peut-être, un prodige de justesse et d'émotion maîtrisée, Une enfance de rêve est, peut-être, un chef d'œuvre… l'adret de cet ubac étant que ce genre de critique d'éhontée connivence déconsidère toute critique sérieuse sans compter que l'effet produit est rigoureusement inverse de ce qu'il croit pouvoir produire…
Arrêtez les frais, personne n'y croit plus, les mecs !
J'espère juste que ça fait plaisir à Sophie Avon et à Catherine Millet… c'est bien le moins.



Bientôt la Fête des mères


CM

Olivier Mony photographie Sophie Avon posant pour Yves Harté


28/03


Allez, tiens ! un peu de "critique" littéraire en forme de vacheries convenues pour finir le trimestre (et pour me faire bien voir de la profession par la même occasion… on ne se refait pas !)

Total respect pour l'attachée de presse des éditions de l'Olivier qui a déjà fait passer (hier) Canada (Richard Ford) pour un grand livre alors que c'est une terrible daube et réussit (aujourd'hui) à faire croire aux crétins qui ne demandent qu'à brâmer en chœur que Renata Adler (Hors-bord) était excellente alors qu'elle est rigoureusement nulle (en revanche, physiquement, elle avait plutôt l'air canon… ce qui peut encourager ceux qui, munis d'une petite bite et d'une cervelle en tapioca, ne peuvent débrayer l'œuvre de son auteur !)


ADLER

Adler (à gauche) à côté d'un véritable écrivain (Didion)



Pour ce qui est de la sensation de la rentrée de janvier (Emile Louis), je ne saurais déterminer (pas le temps – non plus – d'y passer des heures) ce qui a "construit" son succès exemplaire (pour l'analyser sérieusement sans risquer l'excommunication, on regrette Pasolini) : la bonne/mauvaise conscience de l'opinion publique à l'égard de la "communauté" homosexuelle ("Ce sont quand même des gens comme les autres !") ; la sensiblerie du commun ("Le pauvre !") ; la proximité du débat sans queue ni tête sur le mariage gay ("Et pourquoi pas, après tout, ce sont des gens comme les autres !") ; l'appétence inégalée du vulgaire pour le sordide ("Et ils s'enculent ?") ; l'ignoble complaisance à la Closer de la cagole ("Et ils se sucent la bite aussi ?") ; l'abandon (sans combat) du peuple et du populaire à ceux qui construisent leurs succès politiques sur ses bas instincts caressés dans le sens du poil ("Salauds de pauvres !") ?
Quelqu'un s'est-il sérieusement posé la question de savoir si le dénommé Eddy Salegueule avait (ou pas) une tronche sur laquelle n'importe qui avait envie de cogner (et de cracher) sans que ses orientations sexuelles y soient pour grand-chose ?
Quelqu'un s'est-il demandé si, en plus d'attirer la beigne, il n'aimait pas s'en prendre et ne mettait pas quelque complaisance à s'en plaindre (à moucharder) avant de se taper les mollards adjacents avec délice ?
S'il n'en jouissait pas ?
Quelqu'un s'est-il sérieusement intéressé (peut-être Bégaudeau dans Transfuge… c'est un comble !) sur l'effarante nullité de ce texte, équivalent tapette de ceux, hétérosexuels Ô combien ! de Delphine De Vigan et pourtant  "mêmement" ignobles puisque cherchant à plaire et "mêmement" mal écrits.

Il y aura toujours un culte pour les écrivains sous-estimés (ça me pend au nez, d'ailleurs, encore heureux, quand je serai mort), mais Frédéric Berthet est sûrement le plus sur-estimé des écrivains sous-estimés, sa prose adulée par les soi-disant happy few stationnant tout juste un peu au-dessus du niveau de celle d'Eric Neuhoff, mais guère.

Ça suffit… je n'ai pas besoin d'en rajouter non plus.

Soi-disant qu'Olivier Cohen m'admire, c'est un peu la même mayonnaise que Raphaël Sorin… ils admirent ce(ux) qu'il(s) ne publie(nt) pas… c'est une option !

Gay Talese (Sinatra a un rhume, Editions du sous-sol) pour désespérer ceux qui croient qu'ils peuvent faire aussi bien, et Gardiens de camp. Tatouages et dessins du Goulag (Editions des Syrtes) pour les autres.

Rideau !



27/03



FLAM

Teresa Cremisi accompagne
Christine Angot
chez François Busnel





24/03


SMALL WORLD

SAURIEN

Et tout le monde s'en fout !


La première personne que je croise au salon du livre : Raphaël Sorin ! Si on l'écoute, c'est lui qui m'a découvert ; ce qu'il dit moins, c'est qu'il a toujours refusé d'éditer ce que je lui proposais. Il se plaint de ne plus recevoir mes livres (sur lesquels il n'a jamais rien écrit). Ce qu'il trouve inexplicable, c'est que sa femme ait un faible pour moi. Je ne comprends pas grand-chose, ni aux femmes ni au monde tel qu'il est, mais ça, je peux le comprendre.



RAPHAEL
SORIN

Je te le demande…



22/03

EXCLUSIF


CE WEEK-END
MAYLIS DE KERANGAL
MONTE AUX CIEUX


SKY



21/03

EXCLUSIF


MAYLIS DE KERANGAL
PRIX NOBEL DE LITTERATURE



20/03

EXCLUSIF


MAYLIS DE KERANGAL
MINISTRE DE LA CULTURE


MINISTRE

Et dans pas longtemps, encore !



CATS

Epuisés par la rédaction du Libé d'aujourd'hui
quelques écrivains attendent l'ouverture du Salon du livre
aux alentours de la Porte de Versailles




19/03

EXCLUSIF

MAYLIS DE KERANGAL ELUE
A L'ACADEMIE FRANÇAISE


28/02

"Je n'ai pas lâché un instant ce très long roman à la Dickens", Bret Easton Ellis à propos du dernier livre de Donna Tartt. Charles Dickens est né en 1812, Donna Tartt en 1963, Bret Easton Ellis est éternel.


25/02

La dispute (suite et fin) : résultat des courses, "écrivain" devient plutôt une insulte dans la bouche de certains ; des critiques comme Philippe Delaroche préféreront toujours un mauvais livre avec une bonne histoire à un bon livre dont le sujet leur déplaît ; les écrivains se retrouvent donc dans l'obligation de "plaire", ce qui n'est pas leur métier ; personnellement, j'écris plutôt pour déranger que pour plaire (ce qui n'est pas très adroit). Crève le pitch !



NARCISSE


24/02


Très intéressante "Dispute" vendredi dernier (cf ci-dessus). Moins parce qu'il y était question de La classe et les vertus* que par la nature des "arguments" avancés par Philippe Delaroche (que ce livre révulse). A leur sujet, il ne faut pas parler de "jugement", ni même d'opinion, c'étaient, pour l'essentiel, des assertions morales. On pourrait en faire peu de cas et les ignorer sous prétexte que la morale n'a rien à voir avec l'art (ce qui n'est pas tout à fait juste), ce serait dommage dans la mesure où la littérature en son entier est la proie du système de pensée (qui n'en est pas vraiment un) qu'elles mettent en place. Il est désormais usuel d'aimer ou de détester un livre parce que l'on aime ou que l'on déteste son SUJET. D'où l'importance, si l'on veut connaître le succès, de choisir un sujet pouvant faire la couverture d'un hebdomadaire polychrome : le cancer de la prostate, l'homophobie, les SDF, les prothèses mammaires, l'exclusion, la hausse de l'immobilier en centre-ville, la dépression post-partum, etc. C'est le triomphe de ce que l'on pourrait confondre avec le fond, enfin… pas trop profond, le fond pour être accessible au vulgum pecus !
Dans ces conditions, impossible d'apprécier Moby Dick si l'on souffre du mal de mer ou Au-dessous du volcan si l'on a arrêté de boire..  
Il fut un temps où l'on jugeait aussi un livre pour ses qualités "littéraires", c'est-à-dire à ce qu'il était d'usage d'assimiler au style, aujourd'hui, on parle davantage de "langue" à propos de ceux qui sont censés la maîtriser à la perfection ou "faire un travail sur". Il y aurait donc un FOND et une FORME (Lagarde et Michard), je suis désolé, il n'y a ni fond ni forme, il y a fond ET forme liés comme il y a dessin et couleur, comme il y a ombre et trait. Le reste… pas la peine de se disputer à ce sujet.
Evidemment, je ne suis pas d'accord avec grand monde sur les dits sujets : je trouve qu'Echenoz c'est du charabia, Darrieusecq, du patois, que N'Diaye c'est du faux (bourg Saint-Antoine) somptueux à l'usage des cadres repentants, que Modiano est à cent lieues (en-dessous) de Simenon.
Evidemment, je trouve que trop bien écrit, ce n'est pas bien écrit ; qu'il faut une touche de mal fait dans le bien fait pour que ce soit vraiment réussi (Guerlain avait bien compris dans ses premiers jus qu'il doit y avoir quelque chose qui pue en arrière d'un parfum réussi).
Evidemment, je trouve que ce qui est arrivé de pire à la littérature, c'est la télévision (le fameux effet Apostrophes**) qui plébiscite les auteurs sympathiques qui parlent de "sociétal" en "Je veux dire" (j'en glisse un mot dans la préface de La classe et les vertus).
Evidemment, La classe et les vertus ne parle que de boxe, évidemment, La classe et les vertus parle de tout, sauf de boxe ; c'est un livre très intime qui parle d'Histoire et de Frédéric Roux, un livre à l'accès difficile que seuls peuvent apprécier de trop rares personnes.
Evidemment, Philippe Delaroche n'y connaît rien, 
comme son patron***
.


* Pour la première fois, quelqu'un déclarait publiquement détester un de mes livres.
Signe éminemment positif ! j'avance dans la carrière
.
** ne jamais oublier que les deux écrivains les plus souvent invités
par Bernard Pivot ont été : Henri Vincenot et Jean d'Ormesson.
*** "L'écrivain français baigne dans ce tiède jacuzzi, celui des névroses minuscules et des infimes vacheries.
La démesure n'est pas de son fait, ni les exploits… tout ce à quoi il aspire,
c'est dix mille exemplaires garantis sur facture, la retraite à soixante ans,
et que François Busnel qui n'y connait rien dise du bien de son style."
La Classe et les vertus, page 14.



17/02


Un "critique*" dit du bien** d'un de vos livres, mais aussi de ceux de Sophie Avon et de Jean Echenoz.
Qu'en déduisez-vous :

1 : Qu'Olivier Mony*** fait de la confusion mentale ?
2 : Que Sophie Avon est la femme de son rédacteur-en-chef ?
3 : Que vous écrivez comme un cochon ?

        * enfin, faut pas pousser
** enfin, tout est relatif
*** par ailleurs, biographe officiel de Philippe Madrelle



06/02

RING




CLARICE

Cécile Guilbert prend la pose*

Mon secret, c'est d'avoir les yeux verts et que personne le sache.
Clarice Lispector

CHLOE

Chloé Delaume fait la gueule

ANGOT

Christine Angot fait le boulot


06/01


RENTREE

C'est la rentrée !
La critique ne va donc pas se gêner pour déconner à plein tuyaux


"Revenu d'entre les morts et ses propres démons, après avoir goupillé cent pages truffées de bombes, son récit bandé à craquer, l'auteur parcourt tous les registres de la langue pour dire comment, dans une même expérience, pensées et sensations se fracassent ; on est dans un espace pur, livide, irréfragable, presque métaphysique. Le lecteur va donc être témoin des expérimentations, volte-face de l'écrivain, éternel vagabond guidé par son désir d'écrire qui aime dérouler ses phrases épidermiques et aériennes dans des huis-clos rugueux sur fond de décors faussement rédhibitoires où chacun lévite ou se love, erre ou se cache. Récit jamais frivole, ni véritable roman à thèse, ni simple fable, sa véritable force réside dans l'usage fait de la durée ; ce texte en constant équilibre, exercice littéraire impressionnant dans un baroque parfaitement maîtrisé où l'on comprend que l'art de l'esquive représente un mode d'existence tout autant qu'un style d'écriture. Un livre promis à circuler de corps en corps, terrible jeu de miroir bouleversant, émouvant et tout simplement beau, une arborescence généalogique et politique aux mille ramifications, il y là le western, l'héroïc-fantasy, l'épopée mythologique, l'ultra-gore et la romance sans compter les échos troublants avec le monde du lecteur. Modeste par les moyens qu'elle met en œuvre, mais puissante par les effets produits, l'écriture du massage cardiaque, en vagues énergiques et répétées jusqu'à l'hyperventilation, enchante et inquiète, apaise et éveille d'où cette façon ludique et vertigineuse de décliner les significations ; elle file la métaphore là où on ne l'attend pas, singeant les convulsions d'un monde en perdition avec une élégance fin-de-siècle. Et puis, il y a l'amour, un immense flux d'amour qui réunit au fil des pages les solitudes des uns et des autres."



 BIB 1



MON AGENDA DE LA PLEIADE
(2013)


LAZY

Tu l'as dit, bouffi !




Fin décembre

Trois mois et rien à (en) dire… si… peut-être… il a fait beau… très beau… Deux retraités de l'éducation nationale lisant des livres susceptibles d'obtenir un prix littéraire, allant voir des films de qualité moyenne… C'est fou comme une météo favorable et une alimentation de qualité inclinent à la bienveillance…
Il n'y aura eu que Faber de Tristan Garcia pour me faire sortir de mes "gongs" (j'introduis les pataquès à venir), et encore… plutôt les dithyrambes sous lesquels le "surdoué" a été enseveli davantage que l'insigne médiocrité de son livre (ses nouvelles sur le sport étaient déjà gratinées alors que je crois me souvenir que son premier livre était plutôt correct). Morceaux choisis : "Il grouinait comme un cochon" ; "Anxieuse, elle a claqué la porte du véhicule" (pas de la voiture, hein ! non, du "véhicule") et "enfilé un bouton supplémentaire de son chemisier" ; le héros dormait "sous les véhicules motorisés" (pas des bagnoles, hein ! non, des "véhicules motorisés" même lorsque leur garde au sol interdit l'exercice… essayez donc de vous glisser sous une "ZX à l'arrêt"… on est d'ailleurs reconnaissant à l'auteur de cette précision technique, si elle avait été en mouvement, ça nous aurait mis la puce à l'oreille) ; on écoute une "radio d'information continue" (France Info, je suppose) ; on sent "de vieux boutons de fièvre palpiter sous l'épiderme de sa joue" ; on "avait envie de pisser à cause de toute cette eau qui était tombée ; à l'école primaire, "son sang était épais, sombre et lent (il aurait dû faire un accident vasculaire cérébral en Terminale, mais il était trop occupé à prêcher l'émeute, le cul assis sur les grilles du lycée) ; on croise une "silhouette déjà fuligineuse" (on imagine le destin de celui à qui elle appartient…) ; on a "le sourire tranché jusqu'aux oreilles" (Gwynplaine à Mornay… plaine !) ;  "choquée par la scène, elle a porté la main à la bouche" (tu m'étonnes !) ; "le cendrier s'était éteint" (on l'a échappé belle, il ne manquait plus que les mégots fuliginent) ; "le houppier des grands arbres" ; "Oh ! Foutredieu ! je me suis foulé la cheville !" s'exclame un second rôle. Le correcteur de chez Gallimard n'a pas dû se fouler grand-chose pour laisser passer ça et tout le reste. En ce qui nous concerne, nous passerons sur l'ineptie du propos, fort réactionnaire par ailleurs et les incohérences, inexactitudes, approximations (un personnage se glisse dans le placard à balais et ressort des cabinets, un fusil de chasse Beretta semi-automatique devient une carabine 22 long rifle la page d'après, il y a des cerises en mars en Ariège alors que le sol est couvert de "feuilles pourissantes", une bouteille de gaz est "presque ouverte", etc…) le tout m'a fait penser à Gilbert Cesbron (Chiens perdus sans collier)…
"Rien n'est humiliant comme de voir les sots réussir dans les entreprises où l'on échoue", (Gustave Flaubert, lettre à Louise Colet, je crois).
J'ai aussi appris que Puertolas était… flic ! Il est donc logique qu'il fasse boyauter la Principauté en son ensemble, j'ai corrigé les épreuves de La classe et les vertus qui paraît le 15 janvier 2014 et j'approche des quatre-vingt dix kilogrammes.
Je dois bien oublier deux, trois trucs…
Allez ! A l'année prochaine.



06/09

Soi-disant que L'extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea est très drôle. En fait, il n'y a que le titre qui est drôle (et encore), le reste ne l'est pas, le procédé fait penser à ces bandes-annonces où tous les gags du film sont montés cut, sauf qu'en l'occurrence toute la drôlerie du livre est contenue dans le titre.
L'idée est amusante, mais l'auteur n'a pas compris que la cocasserie perpétuelle tue la cocasserie, sans parler de la niaiserie  bien-pensante  qui débute aux alentours de la centième page lorsque l'intérêt commence à faiblir et l'intrigue à patauger.
On est très très loin de Tom Sharpe qui, je le pense, a été le modèle de Romain Puertolas.
C'est tout juste du niveau du livre pour jeunes ados, il y a des adultes qui trouvent ça formidable. Ce sont de grands enfants.

26/08


RENTREE LITTERAIRE

FULL

C'EST PARTI !

En gros, ça donne ça : "Les écrivains proposent toujours des périples fascinants, le temps d'un entr'acte les artistes veulent offrir la paix à leur pays, une belle utopie pour un texte magistral, un roman qui réussit l'alliage périlleux du romanesque et de l'humour, une réflexion sur l'écriture, une très belle fresque d'une grande virtuosité, un très grand cru impressionnant, une peinture de l'arène médiatique souriante et pleine d'émotion à découvrir d'urgence, un manège suprêmement pervers, une plongée au cœur des ténèbres d'une psyché dévastée jusqu'à la fin épouvantable et stupéfiante, une fresque outrancière et gonflée, une polyphonie familiale se doublant d'un roman d'investigation, une superbe réflexion, éminemment romanesque, sur la fabrique d'un mythe littéraire à  travers l'histoire, l'un des temps fort de la rentrée qui marquera au fer rouge les cœurs. C'est aussi un grand roman sur la passion amoureuse qui nous laisse admiratifs, un roman fort bourré d'humanisme, un roman qui déjoue tous les pièges de son sujet et en épingle avec un humour discret les tocades, les tics de langage et les travers, un beau roman à la grâce inquiétante, un livre foisonnant où l'histoire défile comme les paysages, une peinture corrosive du pouvoir et de ses abus, une fiction sous tension portée par une écriture toute en ruptures. Passionnant, sensuellement transgressif, on adore !"

OU

Where ?

En demi-gros : "l'Amérique demeure le continent à mythe pour une partie de la littérature française" (Transfuge), mais il semblerait que l'on puisse ne jamais citer quelques-uns de mes livres à ce propos sans être considéré comme amnésique pour autant. Nathalie Crom qui ne savait pas sur quel pied danser à propos de l'Hiver indien publie dans Télérama une critique dithyrambique de Faillir être flingué de Céline Minard. On en déduira que Crom est longue à la détente ou bien que Minard est un génie.

GENIUS

Who ?


En détail : je ne sais pas pourquoi mais L'invention de nos vies (Grasset) de Karine Tuil m'a tout de suite fait penser à Ring (Grasset) ; peut être à cause du héros Samir qui devient Samuel (Sam) alors que, dans Ring, Malika devenait Marlène puis Marie. Du coup, lorsque je suis tombé sur un entretien croisé Marc Weitzmann/Karine Tuil dans Madame Figaro, j'ai été plus attentif que je ne le suis d'ordinaire lorsque je lis un article de Madame Figaro (sauf ceux qui sont l'œuvre de Nicolas Bourriaud, mon critique d'art préféré).
Ça commence sur les chameaux debout, Tuil : "Samir Tahar est un quadragénaire né en France et d'origine musulmane*"! 
Un peu plus avant, Weitzmann voit dans "l'idée de performance liée à l'art contemporain" l'une des raisons du succès de l'autofiction alors que, d'autre part, il trouve qu'il y a dans l'affaire DSK une "matière extraordinaire où le réel dépassait la fiction" !!
Karine Tuil en remet une couche dans le genre : "Je dis des mots avec ma bouche, pour ce qu'ils veulent dire, on verra plus tard" ; elle constate que l'on peut "se créer une identité propre, d'autant qu'aujourd'hui on en a les moyens avec les réseaux sociaux" […] "On a vu ça dans l'actualité avec le grand rabbin Gilles Bernheim et l'affaire Jérôme Cahuzac" !!!


*un peu comme moi qui suis de religion béarnaise


US

What ?


Il faudrait, aussi, se demander pourquoi Marie Darrieusecq qui écrit en patois de Balichon est considérée comme une styliste d'exception, mais je n'ai pas trop de temps à perdre non plus. Je préfère perdre mon temps à perdre mon temps.

14/08

Dernière baignade




La rime plus qu’approximative de la chanson il n’y a pas* d’après à Saint-Germain des Prés, qu’il fallait stupidement prononcer près, lui avait toujours porté sur les nerfs. Il aurait peut-être pu contenir son agacement si la robe d’Ophélie n’avait pas été aussi quelconque, d’une couleur tergiversant entre un rose timide et un beige éteint, ou si son chant avait eu quelque chose de particulier – il lui indifférait qu’il se fût agi d’accents enchanteurs ou d’une suite de notes discordantes. Son épouse possédait une beauté sans exubérance, une grâce qui n’était à l’évidence que le fruit d’une vigilance affectée ; elle était de plus de ces gens qui ignorent le genre du mot « après-midi », simplement parce que « matin » est masculin et « soirée » féminin, et utilisent donc l’un et l’autre à tour de rôle, sans parvenir à se fixer en définitive.
– « Tais-toi un peu, Ophélie, intima-t-il froidement.
Elle s’exécuta aussitôt, baissant le regard d’un air contrit. Loin de l’apaiser, cette soumission immédiate exacerba son irritation. Elle n’agissait pas par respect conjugal, il le savait : la tendresse et l’admiration qu’elle lui portait avait été une évidence bien avant leur mariage. Cependant, si cette situation lui avait semblé à son avantage dans les premiers temps – la fréquentation à outrance des cercles mondains, leurs trois voitures étincelantes, la propriété luxueuse dans laquelle le couple séjournait alors -, il commençait à entrevoir les inconvénients d’une telle alliance. Tromper son ennui en trompant sa femme lui était en effet impossible dans cette demeure isolée, et feindre d’estimer cette fade créature se révélait être un combat de chaque instant.
– Le soleil se couche déjà, mon chéri. Nous pourrions nous baigner une dernière fois, proposa-t-elle d’un ton excessivement enjoué.
La platitude affligeante de sa première réflexion empêcha presque son époux de saisir ce que lui suggérait la seconde. Une dernière baignade ? Cette perspective était pour le moins attrayante. Après tout, on ne met fin au bourdonnement insidieux d’un insecte qu’en l’écrasant. Il voyait déjà les hurlements misérables, l’explosion de désespoir foudroyant qu’il manifesterait en annonçant aux domestiques désemparés la mort de sa femme. Tout s’était passé si vite qu’il n’avait rien pu faire, il avait été réveillé d’un léger assoupissement par des cris étranglés, il avait vu son épouse se débattre au milieu du lac, s’était naturellement précipité au secours de sa douce, de sa tendre Ophélie, brassant l’eau sombre avec une force furieuse, mais avant qu’il ait pu parvenir à sa hauteur – ô supplice !, Dieu avait déjà rappelé à lui celle qui avait été sa plus délicate, sa plus admirable création… Il médita un instant le degré de pathos qu’il convenait d’adopter afin d’éviter les soupçons. Mais après tout, qui pouvait comprendre le déchirement d’un être séparé de l’unique amour de sa vie?
– Quelle délicieuse idée, mon aimée, je te rejoins dans un instant.
Elle s’empourpra comme une adolescente et se dirigea docilement vers la pièce d’eau céladon. Il la regarda s’y plonger d’un air qui se voulait détaché, mais en vérité sa nuque ne lui avait jamais semblé si élégamment dessinée, ses épaules ruisselantes si claires, et il songea que le lac était le digne écrin d’une chose aussi ornementale et insignifiante. Il ne la voyait déjà plus comme une source constante d’irritation ; la sachant bientôt au terme de son existence insipide, il pouvait s’autoriser comme un soupçon de clémence à son égard. Il ôta sa chemise avec une lenteur délibérée et entreprit de la rejoindre sans précipitation. Elle n’avait déjà plus pied, quand ses clavicules à lui étaient encore sèches. Elle frissonna quand il posa une main sur son dos, et son gloussement de plaisir se transforma en un hoquet étouffé quand il referma ses mains sur son cou. Presque aussitôt, le jaune auréolin de sa chevelure fut entièrement immergé dans le prasin du lac. Il la maintint fermement quelques secondes, mais elle se débattit bientôt avec la force instinctive, impérieuse, que donne la lutte pour la vie. Avec la tranquille résolution de celui qui regarde sa victime mourir, il raffermit sa prise jusqu’à ce qu’elle cesse de gesticuler inutilement. Le corps qui remonta à la surface lui apparut comme un pantin grotesque, désarticulé.
– « La blanche Ophélia flotte comme un grand lys », cita-t-il avec un rictus sardonique.
Il ne manquait plus à son œuvre que le dernier acte, où le parterre aveugle acclame la tirade de l’amant éploré. Cependant, l’acteur se réservait le droit de contempler l’obscurité et tout ce qu’il y avait au-delà avant de se lancer. Il fit ainsi quelques brasses, l’esprit déjà plein de sa liberté nouvelle. Il lui fallait certes respecter un temps de deuil respectable, mais ensuite, ensuite ! Ah, il pourrait emmener Armandine à l’opéra, Lily à l’hippodrome ; il éblouirait sans mal cette si jolie croupière du Casino…
Il interrompit subitement sa réflexion lorsqu’il réalisa qu’il avait le souffle court. Sa nage avait été bien plus vive qu’il ne l’avait voulu, mais ses mouvements fiévreux ne devaient rien à l’exaltation : il s’était simplement détourné du cadavre avec une promptitude qu’il ne s’expliquait pas, et qu’il jugea absurde. Il chercha nerveusement du regard l’endroit où il avait laissé la morte. La surface du lac était sereine, à peine troublée par le vent. Était-il possible que le cadavre gorgé d’eau se soit abîmé de lui-même ?
– Pourquoi m’as-tu tuée, mon amour ?
L’aquilon qui tourmentait les roseaux de temps à autres produisait un murmure agaçant. Il décida qu’il ferait couper ces longues tiges impertinentes.
– Pourquoi ? Pourquoi ?, répétait le saule accusé d’avoir engendré le lac à force de larmes.
Pour faire bonne mesure, l’arbre serait également abattu.
– Tu disais que tu m’aimerais jusque dans la mort…
Il se décida à rejoindre la rive : à l’évidence, l’effort troublait son esprit et déroutait ses sens. Il lui semblait entendre les gémissements de la défunte, qu’un écho sépulcral imbibait d’accents alanguis et létaux.
– Je viens te chercher, mon bien-aimé. Je serai toute à toi dans l’éternité.
Son imagination adoptait d’elle-même l’expression plate et convenue qui avait été celle d’Ophélie. Cela devenait ridicule. Il tenta vainement de penser à autre chose, à n’importe quoi, aux bonds d’ivresse de la boule des tables vertes du Casino, à l’impulsion nerveuse du départ des courses de l’hippodrome, aux feulements rauques de sa dernière maîtresse dans le plaisir ; mais se rappelait toujours à lui l’impression, non, la certitude, que quelque chose approchait, que les ombres odieuses qui nageaient dans le lac se glissaient insidieusement vers lui, voulaient le saisir, l’entraîner dans les profondeurs. Il sentit soudain la main verte et visqueuse du macchabée le saisir par la cheville, l’enchaîner à l’horreur de la mort dans le lac glacé ; le poids de l’eau souillée écrasait ses poumons, la lumière qui filtrait par la surface trouble s’affaiblissait… Et s’évanouit finalement tout à fait.
Radieuse quoique détrempée, Ophélie émergea du feuillage du saule pleureur, qui s’était présenté comme cachette providentielle, et se dirigea vers l’eau en apostrophant son mari :
– Chéri ? Chéri ? Sois prudent, surtout, tu sais bien que ce côté du lac est plein d’algues. Oh, cette petite improvisation était désopilante ! J’avoue avoir été surprise au début, d’autant que je pensais que tu avais oublié ta promesse de m’aider pour mes leçons de théâtre. Molly ne me croira jamais ! Je suis prête à entendre toutes tes critiques quant à ma performance. C’est si gentil à toi de m’aider à travailler ma spontanéité ! Mon amour, je t’en prie, remonte, cela peut être dangereux de rester si longtemps sans oxygène. Mon chéri ?
Ses appels restèrent sans réponse : elle réalisa que sa réplique n’avait été qu’un monologue.

Pauline Lambron
Lycée Henri IV


* je crois qu'il s'agit de : "il n'y a plus d'après"…
d'une sonorité plus élégante,
mais on a de l'oreille ou l'on n'en a pas


Si cette ravissante composition française (qui méritait bien mieux qu'un premier prix ex æquo) est l'œuvre de la fille de Marc "Punk" Lambron, cela confirmerait que les chiens ne font pas des chattes, que le talent est héréditaire tout comme la grammaire et le vocabulaire et que Philippe "Rock" Djian a de belles indignations devant lui.



OPHELIE

Prends garde, blanche Ophélia,
les algues coagulent et le gazon prolifère


02/08


LA VIE DES LETTRES


BRIVE 1B2
B3B4

Gîte rural ?
Non, résidence d'écriture.


L'un des bénéficiaires de cette résidence d'écriture située à Brive-la-Gaillarde (Corrèze) la décrit ainsi (dans le même style impayable du propriétaire proposant son gîte à la location) : Connexion Internet 15 Mbps avec wifi, imprimante laser, chauffage électrique, machine à laver, en tout quatre pièces dont une grande salle à manger bureau. Également beaucoup d'oiseaux devant la porte-fenêtre et un jardin qui commence à fleurir (les jonquilles sont arrivées), bref des conditions parfaites de travail pour un écrivain.
Le CV de l'écrivain en question (peu importe son nom, ce sont tous  les mêmes) est édifiant : études de droit,
se consacre à l'écriture, dix ans de RMI, croise Philippe Sollers et François Bon.
En 2005 : bourse découverte (CNL) ; en  2009 : bourse de création (CNL) ; juin 2011 : résidence à la Villa Marguerite Yourcenar (Saint-Jean-Cappels, Nord) ; mars-avril 2012 : mission Stendhal au Japon (Le Mont Fuji est magnifique, sa sérénité impressionne et suscite le respect. Je l'ai écrit dans le carnet au soir de sa découverte le long de la voie de Shinkansen : le Fuji ressemble à un immense Bouddha qui se serait assis au milieu de la plaine. Ce n'est pas une montagne, c'est un homme, le plus grand, le plus sage, qui a atteint une telle sérénité qu'il est devenu une montagne. Maintenant, il va falloir commencer à suivre son exemple.
; avril 2013 résidence à Brive (I) ; mai : séjour au Mexique dans le cadre d'un programme de "Soutien à la mobilité internationale des artistes et écrivains de la région Aquitaine" (Ville assez incroyable, très bruyante, très speedée, remplie de voitures et de taxis à la conduite sportive (mais pas trop d'embouteillages monstres dans le centre). Architecture mélangée, coloniale et XXe siècle. Grande quantité de forces de sécurité, gardes privés devant chaque magasin, policiers de différentes unités un peu partout, tous armés et revêtus de gilets pare-balles. Autour de la cathédrale les étals de marché des indiens et les danseurs aztèques. La nuit le bruit des sonos des restaurants jusqu'à 4h du matin (la ville dort peu), les déjeuners et dîners à l'heure latino (15h, 23h). Et aussi, du moins en ce qui me concerne : l'épuisement presque permanent dû à l'altitude (2500 mètres) et à la pollution. À suivre...) ; juin-juillet : résidence d'auteur à Brive (II) ; à venir en septembre : résidence d'auteur au Châlet Mauriac à Saint Symphorien (Gironde).
La vraie vie est là, calme et tranquille, assortie à des conditions parfaites de travail, pourvu que l'altitude soit raisonnable, que demander de mieux ?
On peut, aussi, lire, Contes de la littérature ordinaire (Mille et une nuits), c'est poilant !

01/08


SMILEY

"Et pourquoi donc faudrait-il s'encombrer l'esprit avec l'étude, par exemple, des modes du verbe, dont les grammairiens répétaient depuis l'Antiquité qu'ils servent à marquer des "dispositions de l'âme" quand on dispose sur son clavier d'émoticons, pictogrammes obtenus par simple combinaison de touches et permettant d'indiquer très vite et sans nuances inutiles à ses correspondants électroniques quelle est son humeur ou son état d'esprit*" (Jaime Semprun, Défense et illustration de la novlangue française, Editions de l'encyclopédie des nuisances) que je rapprocherai pour ma part des règles à suivre édictées par la Banque publique d'investissement qui veulent qu'il faille désormais écrire "bpifrance", en bas de casse et idéalement en gras. 
Coincée entre les smileys de la technosphère et les exigences du grand capital, l'écriture a quelques beaux jours devant elle
.
 
SMILEY

* puis-je faire remarquer qu'il existait, au siècle censé être l'acmé de la langue française,
un point d'ironie, disparu depuis qui remplissait cette tâche ; il est devenu, aujourd'hui, le logo d'une maison de confection

SMILEY


30/07


A ce propos… enfin, au propos de Houellebecq, qui fait perdre l'entendement à ses fans, j'ai entendu récemment (à son sujet ou plutôt au sujet de son œuvre) : "Il appelle une chatte, une chatte et une bite, une bite. Personne n'avait fait cela avant lui"… Je crois quand même que… si, et qu'ils étaient même plusieurs.
Il y a un bon moment, j'avais entendu à propos de ses Poésies (qui sont indigentes, c'est là que réside tout leur intérêt), Marc Weitzmann les comparer à celles de Baudelaire (!) et donner comme exemple de la platitude de Baudelaire : "Le ciel comme un couvercle…" ce qui est, pour ceux qui ont étudié Baudelaire ailleurs que dans un numéro spécial des Inrockuptibles sur Patti Smith, une citation tronquée et/ou fautive.
Pour mémoire : "Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle…"
Ça fait une (grosse) différence, la différence entre la poésie que Marc Weitzman comprend et celle qu'il ne peut pas comprendre : une espèce de gouffre !

26/07


LA VIE DES LETTRES

GRICHKA

Les frères Bogdanov nous préparent une surprise pour la rentrée

TERESA


A la foire de Francfort, Teresa Cremisi a fait d'excellentes affaires



LAMPE DE CHEVET


ONNO

Côté prostate, tout va bien ?
Elle est phosphorescente !

21/07



ANGOT

La semaine prochaine, 20 heures, sur France Culture,
Carte blanche à Christine Angot

11/07

En apercevant Tanguy Viel à la télévision, j'ai compris pourquoi il avait raté la cible en publiant La Disparition de Jim Sullivan et pourquoi il raterait les suivantes. Comme disait ma grand-mère : "Il a un œil qui dit merde à l'autre !"

06/07


UNDERWOOD

Quelle que soit notre opinion au regard de la culpabilité de DSK
toute cette histoire ressemble plus à un roman qu'à une histoire vraie.
Marcela Iacub (romancière), Le Point, 26 mai 2011

MON AGENDA DE LA PLEIADE
(2012)

20/12

Lu un livre d'Eric Chevillard, ça me fait penser aux types qui racontent perpétuellement des blagues. Au bout d'un moment, c'est plus drôle du tout.

17/12




BUZZ

Chez Fayard, on reste à l'écoute du buzz
(celui concernant Alias Ali)

06/12

Aujourd'hui, signature du service de presse d'Alias Ali.
Gibert va se gaver pour les fêtes.


LOUISVILLE

Autoportrait dans les toilettes du Muhammad Ali Center*
(Louisville - Kentucky)

* en arrière-plan, on peut remarquer la fine allusion
aux anciennes préoccupations de l'auteur


16/11

RENTREE DE JANVIER

AUTOFICTION

Chez Stock, on met la dernière main à la "petite rentrée"
(aux dernières nouvelles, l'autofiction ferait un retour en force)

POUR SORTIR DE LA RENTREE

 

* Marie Simon : Robe Muse of Love, bracelet Marc Deloche
* Anne Berest : Veste Tara Jarmon, combinaison Women's Secret, collier et bague Alex Monroe
* Aurelia Bonnal : Robe Tara Jarmon, bracelets Scooter, pochette My Suelly
* Marie-Hélène Lafon : Chemise Brigitte Bardot, nœud papillon Burberry London, bracelets Marc Deloche
* Gwenaëlle Aubry : robe April May, collier Marie Laure Chamorel, manchette Anne Thomas
* Céline Curiol : robe Orla Kieloy, boucles d'oreille et manchette Anne Thomas
* Carole Fives : Perfecto Maje, robe Masscob, bague perso
* Max Monnehay : Caban Burberry Brit, blouse Tara Jarmon

Que l'on se souvienne de ce qu'elles portaient à défaut de ce qu'elles ont publié.


14/11

Philippe Djian a reçu le prix Interallié, grand bien lui fasse. Le même jour, j'ai relu (aux chiottes) une interview qu'il a donnée aux Inrockuptibles. Assez tôt, il assène une ânerie qui me décourage de poursuivre : "Je déteste le foot, je n'ai jamais vu un match de ma vie". C'est comme moi, je déteste Djian alors que je n'ai jamais lu un seul de ses livres.

06/11

Quelques opinions intéressantes d'écrivains à propos du chocolat (in Le Figaro) :
"Je pourrais me faire éventrer pour une orangette", Nicolas d'Estienne d'Orves ;
"Plutôt manger une tablette que faire l'amour", Simonetta Greggio ;
"Après quarante ans, j'ai fait le deuil du Crunch", Nicolas Rey ;
"Les gâteaux de ma mère me font craquer", Myryam Thibault ;
"Le Mon Chéri est une drogue", Serge Joncour ;
"J'appelle ça mon suicide lipidique", Yannick Grannec ;
et moi, un suicide tout court.


J'ai lu Kids de Patti Smith… c'est Bécassine chez les punks !

29/10

Philippe Labro, figure incontestée du journalisme, grand connaisseur des Etats-Unis, une plume, une épée, un boss, vient de sortir un "beau livre" (c'est-à-dire un livre bientôt en solde) sur son Amérique à lui (celle qui disparaît) aux éditions de La Martinière. Très bien. Evidemment, parmi ses héros, il était inévitable de trouver "Mohammed Ali"… curieux d'ailleurs cette manie de perpétuellement "franciser" son nom, on ne dit pas Jean Lennon ou Guillaume Faulkner ! Passons…
Que Labrow reprenne tous les clichés les plus éculés (pour lui, Liston est un "benêt" alors que ceux qui s'y connaissent un peu savent que c'est sûrement l'un des types les plus intelligents qui soit jamais monté sur un ring), passe encore, mais Philip reproduit des mensonges dont on sait qu'ils en sont depuis un demi-siècle environ (mais non, Cassius Clay n'a pas jeté sa médaille olympique dans l'Ohio après que des méchants Blancs aient refusé de le servir dans un restaurant, il l'a paumée). D'après Phil, les premiers rangs du combat Clay/Liston étaient occupés par de "faux mafieux" (je crains qu'ils n'aient été tout ce qu'il y a de plus vrais) ; Ali est tombé deux fois contre Frazier (une suffit) ; Foreman ne s'est jamais remis de sa défaite contre Ali (mais si, il est même redevenu champion du monde vingt ans plus tard, il vend des grils anti-adhésifs à la télévision en se fendant la pêche) au stade Tata Raphaël qui ne s'appelle Tata Raphaël que depuis 97, quand le combat Ali/Foreman a eu lieu, il s'appelait Stade du 20 mai.
Tout est de ce tonneau, c'est du niveau d'un étudiant de première année de l'IUT de journalisme de Talence, mais sûrement mieux payé !


24/10

Tout texte qui ne porte pas en lui sa propre contradiction, le soupçon de son inutilité, le germe de sa destruction ne m'intéresse pas.

Il y a les peintres pour couloir du Bon Marché et les écrivains à Nobel. Cet été, je me suis tapé le dernier Toni Morrison ; cette brave dame me semble tout à fait respectable, mais ce qu'elle écrit aujourd'hui est indigeste et indigent.

Alias Ali paraîtra le 9 janvier 2013 chez Fayard.

ALIAS
                                                          ALI



07/09

C'est vrai qu'Amélie Nothomb est bien plus folle que Christine Angot.

06/09

J'aime bien lire des phrases du genre : "Tristan Garcia est un génie" parce que, si Tristan Garcia est un génie, je ne suis pas loin d'en être un. Ça me rassure et ça m'encourage, un jour, peut-être, moi aussi, je serai un imposteur.

Rentré toutes les corrections de mon Ali.
Laisser reposer, enrichir, couper, quelques détails encore et il sera livré, comme prévu, à Olivier Nora, fin octobre.
Et les emmerdes vont commencer !
Parution prévue, mars 2013.
Et les emmerdes vont recommencer !


5 septembre

CHEZ CHRISTINE



CRI CRI

DESSERTS A VOLONTE



Chaque fois que l'on cite la phrase de Simone de Beauvoir : "On ne naît pas femme, on le devient", on oublie de citer sa matrice : "On ne naît pas homme, on le devient" (Erasme), je propose ma version gender-friendly : "On naît pas, on devient" qui devrait mettre tout le monde d'accord.

A chaque entretien un peu long que donne "Phil" Djian, il pourrit (à juste titre) le pauvre Marc Lambron sans se rendre compte qu'il n'en est pas très loin, que pour certains (dont je suis), il n'est qu'un Lambron qui croit qu'il n'en est pas un.

Dubois (dopé à l'Olivier Cohen) c'était du Carver (grandement amélioré, quoi qu'on en dise, par Gordon LIsh) décaféiné, Adam, c'est du Dubois décaféiné… ça devrait le faire !
Et ces noms de personnage en esperanto globish… Paul Steiner ! Madre mìa, payez-vous un annuaire !

Trois livres de la rentrée me sont passés entre les mains : Chaux vive de Xavier Patier… les bras vous en tombent, même en 1912, on n'osait plus écrire comme ça ; Loin du centre de Jacques Braunstein… alors là, petit, je te conseille de (re)lire Ring pour voir la différence entre toi et un écrivain, entre un livre et un prospectus, entre les années 80 et les années 80 ; et Le dédain de Guillaume de Sardes… aussi léger qu'une béchamel foirée (et aussi bandant).
Xavier Patier est énarque et petit-fils d'Edmond Michelet ;
Jacques Braunstein*, journaliste à GQ et juré du Prix de Flore ;
Guillaume de Sardes serait historien de l'art…


* comme je suis d'une objectivité rare,
 je précise que Jacques Braunstein a refusé un texte qu'il m'avait commandé pour GQ
et qu'en son temps Joy Sorman m'a été préféré au Prix de Flore

24/08


PARIS PLAGE


RENTREE

Il y a du pain sur la planche
pour Nathalie Crom et Josyane Savigneau


23/08

Donc, "Spécial rentrée littéraire" (Libé + Les Inrocks) : Djian toujours aussi touchant et aussi calamiteux ; un dénommé Santiago Amigorena qui,
parce qu'il ne vaut rien, ferait une pub parfaite pour l'Oréal (on ne peut pas en dire autant de Pascal Quignard qui est aussi chauve que ce qu'il écrit… avec les métaphores raides et propres qui pendent derrière les oreilles)  ; Joy Sorman qui vient de passer "une année de résidence au Lit National, l'entreprise de literie du Pré-Saint-Gervais" et qui "suit la filière viande à la trace, de l'étable au couteau en passant par l'abattoir" (du sommier à lattes à la bavette bleue en quelque sorte) ; un premier roman qui a "fait parler de lui avant même sa sortie" ; "le jeune prodige du roman français ne laisse pas de nous surprendre (faut dire qu'il "exécute un saut dans le vide pour être un peu plus près des étoiles")" ; "une fiction made in US savoureusement déglinguée" ; "un cri de guerre qui se mue peu à peu en joli conte trash" ; "le roman morcelé d'une vie d'homme aux prises avec une humanité défaillante de toutes parts" ; "un texte étonnant, reproduisant le flux des médias et du web, mixant discours savants et légendes urbaines" ; "un texte très fort" ; "entre le vaudeville et le mindfuck, le roman à clé et le traité d'art contemporain" ; "une tragicomédie exubérante, entre satire sociale et drame existentiel" ; "entre Proust et Les Soprano" ; "un cabinet de curiosités parcouru d'images et de symboles".
Tout est dans l'entre… les dents et l'antre.
En gros et en détail : toujours la même merde !


22/08

Hier, je finis Ali, aujourd'hui, quatrième de couverture de Libération, sous la plume de Philippe Lançon : "Le sauveur de Bagdad", interview imaginaire d'Ali, retour d'Irak ! Je ne sais pas si c'est bon signe… je crois, surtout, que ce n'est signe de rien du tout.


Comme, sans être désœuvré (il faut régler les culbuteurs et vérifier les niveaux), je suis plus ouvert au monde qui m'entoure, je me suis offert le numéro "rentrée littéraire 2012" des Inrockuptibles. Le moins que je puisse dire c'est que ça ne s'est pas amélioré pendant mon absence. Pour me calmer les nerfs, je suis parti à pied chercher You Gotta Believe It's de Sharon Tandy chez Virgin, Champs Elysées et je ne l'ai pas trouvé. Ce matin, j'avais reçu mes impôts. C'était ce que l'on appelle une bonne journée. En fait, pas désagréable du tout (j'ai fini !)

21/08

ALI

Ali… j'ai fini !
(plus que deux mois de travail)

10/07

Le bacon de chez Smith (cf le 06/07) était plein d'eau, je vais essayer le kebab de La Hune.


9/07

Ecouté un entretien avec Teresa Cremisi sur France Culture… si elle ne se fout pas de la gueule du monde (en particulier, des auteurs), je ne comprends pas trop ce qu'elle dit, et pourquoi.

Exemple : "Les éditeurs sont schizophrènes, ils sont hémiplégiques, ils sont doubles !" Je voudrais juste lui faire remarquer qu'un hémiplégique n'est pas "double", il est "moitié"… le reste allait à l'avenant (plus qu'à l'à-valoir).

06/07


AVANT LIQUIDATION


CATACOMBES



Aujourd'hui, j'ai acheté du bacon et de la sauce Cæsar dans une librairie (Smith) et j'ai appris que : "à la rentrée 2012 l’Université du Havre inaugurera un Master Lettres et création littéraire cohabilité (sic !)  avec l’Ecole Supérieure d’Art et Design Le Havre-Rouen.
Les carottes sont cuites !



ET PENDANT CE TEMPS LÀ


FORMATION
PROFESSIONNELL

LES BIBLIOTHECAIRES SE RECYCLENT

  

MON AGENDA DE LA PLEIADE
(
2011)

28/03

J'aimerais bien connaître un sujet à propos duquel Michel Onfray n'aurait pas une opinion supérieure à la mienne*.


* marche aussi avec Daniel Pennac, mais dans un autre genre



21/03

Il y a une vingtaine d'années, j'avais déjà remarqué les immenses possibilités délirantes de Danielle Sallenave, à l'époque, largement inférieures, certes, à celles de Marguerite Duras, mais assez prometteuses tout de même pour que je me réjouisse aujourd'hui d'y avoir placé mes espoirs. L'agrégée de l'Université, Prix Renaudot, grand prix de l'Académie française, jurée Fémina, candidate à l'Académie française à lunettes s'est chargée de l'éditorial du Libération "Spécial Ecrivains" (un numéro tellement original qu'on le dirait rédigé par des stagiaires issus de l'IUT de Talence)… ce qui la frappe surtout, c'est la ressemblance entre Fukushima et Fukuyama… sur sa lancée, elle profite de cette homophonie approximative pour pousser un petit couplet approximatif sur la fin de la planète qui serait à l'ordre du jour davantage que la fin de l'histoire ou la fin de l'orthographe et de la grammaire qui l'a toujours préoccupée.
C'est vrai, Fukushima et Fukuyama, ça se ressemble… mais pas plus que Fukushima et Hiroshima, Fukuyama et Fuji Yama ou Sallenave et sale nave !
Fuck Oshima ! dirait le cinéphile…

FUKUSHIMA

Fukushima, mon amour


17/03


Au Salon du livre, ils ont eu beau élargir les allées, rameuter les écrivains du bassin du Congo et brader les stands, la halle est si peu occupée qu'il faut traverser un no man's land désolé pour aller pisser.


SALON DU
                                                          LIVRE

Ça sent le roussi !


15/03

Nicolas Fargues remercie de son choix
la rédaction de Télérama au grand complet

FARGUES

Ecœuré, Mathieu Lindon leur tourne le dos



HARD BRAIN/BRAIN HARD


I
                                                          REMEMBER

Les I remember de Joe Brainard, c'est bien*,
mais que de répétitions !


* mieux que les Je me souviens de Pérec où les répétitions ne manquent pas non plus.



04/03

Ci-dessous, réaction* d'un internaute anonyme ("destartares" !) à un article de Claire Devarrieux (Libération) sur La délicatesse de David Foenkinos (Gallimard).


*Cela m'évitera
 - histoire de vérifier qu'il est vraiment aussi nul que je l'avais constaté en lisant sa "bio" de Lennon -

de lire un Foenkinos supplémentaire
.




JOHN

DAVID MA TUER


Fausse monnaie

Résumons.
Donc la meuf.
Nathalie qu'elle s'appelle (j'ai malheureusement peur que ce soit un hommage à Gilbert Bécaud). Jeune, fine, sensible, classe, réservée, intelligente, super canon (un cul magnifique et des nichons d'enfer, se déplace exclusivement en talons aiguilles : je n'invente rien). The fantasme d'ado ou de mec pas trop mûr dans sa cabessa ou de clampin qui s'est fait trop grave tèj dans sa life poubelle de plouc méga-minable, au choix, de toute façon c'est du pareil au même.

On lui colle une première histoire d'amour avec un gonze quelconque, une belle histoire d'amour, avec hasard miraculeux de la rencontre et coup de foudre à Nothing Hill, s'en suit un poil de préchauffage à vide puis le mec meurt passkon est super malin, ben oui, préparer la vraie histoire d'amour, celle qui va forcément suivre (meurt en faisant son jogging écrasé par la camionnette d'une fleuriste, j'ai malheureusement peur que l'hommage à Francis Blanche, « Pas d'orchidées pour ma fleuriste, elle a le rhume des foins », soit totalement involontaire).

Nat bien sûr hyper malheureuse en profondeur inouïe de candeur cabossée façon déréliction de fin intellectuel, passke, savez-vous, on ne plaisante pas avec la muerte et encore moins avec le sentiment du coeur qui saigne. Cétalor que le beau patron de la boîte ousque bosse Nathalie qu'en pince à donf pour elle c'est pour ça qu'il l'a engagée bien késsoi super compétente en plus qu'elle est trop belle, même qu'il est prêt à quitter sa femme qu'est rien qu'une grosse vache comme il le lui a dit pendant un dîner aux chandelles dans le resto super chic que elle elle s'en fout rapport à tout son malheur, ben on se dit ça y est Jeannot, t'as toutes tes chances, ben pas du tout, et vlatipa que la Nat, attention, après le temps du deuil et de la décence et du retour à la vie qu'est très long mais qu'on peut torcher en quelques pages, c'est ça la magie de l'écriture romanesque, ben elle roule une pelle, comme ça, au débotté, à l'impromptu, au plus moche et terne des garçons du bureau sous ses ordres.

N'hésitez pas une seconde à y voir une projection du David Foenkinos himself, qu'est vilain comme tout, et finalement un gros pédé, vu que son truc c'est quand même de se faire violer un tout petit minimum, donc plus fait pour les backrooms du Marais que pour les romans à l'eau de rose, oui, je sais, c'est pas incompatible, c'est même cohérent.

Puis quoi, ben voilà, évidemment que la Nat elle couche pas tout de suite mais bien sûr ça vient et kom le David il est pas gore pour un sou ben au lieu comme tout le monde d'enfin s'éclater lubriquement, il nous conclut page 200 un « Il était émouvant d'imaginer la femme âgée qu'elle serait » qui nous laisse bouche bée tellement c'est trop sensible. C'est donc ça la Délicatesse, penser épargne retraite avant de tirer un coup.

Voilà : de la littérature d'attaché de presse de l'édition.
Tu l'imagines, le Foenkinos, penché sur son ordi, langue pendante et sueur au front, à torcher des jolies phrases, économes, bien tournées, à la manière de, en se disant putain ce coup-là je sors the big thing, ça va déchirer grave.

Le pire c'est que c'est vrai, ça marche, c'est tout simplement honteux, d'un cynisme commercial confondant (personne n'a perdu de vue dans l'opération que deux tiers des lecteurs de roman sont des lectrices), et au delà même du simple mercantilisme éditorial, s'il l'on s'en tient au texte, à ce qu'il en reste, absolument répugnant : tu vois en direct live ce couillon d'attaché de presse promotionné auteur, perché sur les talonnettes de son absence de toute aptitude littéraire, synthétiser une fausse monnaie à laquelle les couinements médiatiques vont donner cours légal.

Certes on s'en tape allègrement.
Enfin pas complètement, tant la certaine idée de la meuf ici à l'oeuvre, ce clichetonnage chick lit misérable en dépouillement total de la moindre humanité, est quelque part profondément écoeurant : indigne.



DAVID F

FUCKINOS M'A ACHEVER


02/03

PRIX FRANCE CULTURE - TELERAMA

France
                                                          cul/telerama

Ça barde entre Marine Landrot
(Minuit)
et Caroline Brouard
(POL)



27/02

Les éditeurs (et ils sont nombreux) qui se lamentent du goût pervers du public pour les mauvais livres qu'ils éditent (par force ?) me font penser à un gérant de McDo qui se plaindrait du goût de merde de ses clients.



mam

Femme à lunettes,
femme à dînettes




"S'il pouvait arriver que mon père, qui avait été emprisonné pendant la guerre, comme le trafiquant qu'il était, fréquente après-guerre, en dehors de ses connaissances habituelles, aussi bien un gitan* qu'il avait fait libérer en 42 (comment ? peut-être grâce à l'intervention de mon parrain qui était officier dans l'armée italienne, mais pourquoi ?) qu'un vague cousin communiste, compagnon de la Libération (comment pouvaient-ils se parler, sachant ce qu'ils savaient l'un de l'autre ? Mystère), une princesse russe** (les chiens) qu'une ancienne surréaliste lesbienne (l'écologie) - je me souviens même avoir déjeuné à la fin des années 60 avec Michèle Alliot-Marie (et ses parents, je crois) qui voulait à toute force un bull-terrier issu de celui que possédait mon père (je l'avais trouvée charmante, ce qui veut dire que ne doutant de rien tout comme mes parents, j'aurais bien tenté de l'attraper si j'en avais eu l'occasion) -, on aurait pu penser que ma mère aurait été plus conventionnelle dans ses fréquentations, moins adepte du grand écart, il n'en était rien, ses meilleurs copains étaient un dentiste et une charcutière."

* gitan, espagnol et républicain pour tout arranger.
** sans doute (peut-être), Béatrice, la deuxième femme de Gainsbourg (divorcée du Prince Galitzine), d'où le bull-terrier.

Et mon fils avec moi n'apprendra qu'à pleurer, Le Livre de Poche, page 235



togo

Le bull-terrier est un chien si design que le nôtre s'appelait Togo


18/02


repres
                                                          stock

Chez Stock, les réunions des représentants
sont toujours l'occasion d'heureuses surprises



Yves Michaud trouve Céline surévalué… pourquoi pas ! Ce n'est pas un jugement, mais une opinion comme une autre. Bayon, il y a quelques années avait écrit des choses assez intelligentes sur le sujet, mais là où l'on ne comprend plus très bien c'est lorsque Michaud (qui a un avis indiscutable sur à peu près tout ce qui se discute) pour appuyer son opinion ajoute que Céline n'est tout de même pas Joyce, Faulkner ou Dos Passos !  Ben, non ! Au cas où il ne l'aurait pas remarqué, Céline n'est pas traduit en français, il écrit en français.
Le propos d'Yves Michaud est symptomatique de ce que le combat est (déjà) perdu dans les têtes avant de l'être dans les vestiaires, et bientôt sur le ring ; pour "prouver" que Céline dont tout le souci a été d'écrire un "nouveau français" et qui se méfiait comme la peste de l'anglais (qu'il parlait couramment, mais considérait comme un patois) dont il avait senti les "visées impérialistes", il ne trouve à lui opposer que des écrivains anglo-saxons…
Che fare ?


FERDINE

Ferdi passe une sacrée droite à James Baldwin


16/02

Moi aussi, je me souviens de François Nourissier : en 1996, il m'avait téléphoné pour me dire qu'il avait trouvé "formidable" le manuscrit de Mal de père que je lui avais adressé et que le livre allait donc être publié chez Grasset… Manuel Carcassonne me téléphonera quelques minutes plus tard pour prendre rendez-vous avec moi, quelques jours plus tard il me rappelerait pour me dire que, finalement, Grasset ne publierait pas Mal de père, quelques années plus tard, lorsque Carcassonne deviendrait mon "éditeur" chez Grasset, François Nourissier ne faisait plus partie de la maison.
Mal de père sera publié chez Flammarion par François Bourin qui a fait ses premières armes chez Grasset et avec qui,
avant-hier, j'ai eu une conversation sur ce qui resterait ou pas de François Nourissier (j'étais plus optimiste que lui).


15/02

EN DIRECT DES COULISSES

SOLLERS

Philippe Sollers refuse de quitter le devant de la scène 




lunlautre

L'un n'exclut pas l'autre



08/02

Six ans bras droit de Laurence Parisot, DRH de l'Institut français d'opinion publique (IFOP), Philippe Besson a signé en 2007 avec 150 autres enculés connards un appel à voter Ségolène Royal, " contre une droite d'arrogance", pour "une gauche d'espérances".
Ce n'est un secret pour personne, pas même pour Wikipédia…
Il est gentil Philippe Besson, la preuve ? tout le monde le trouve gentil.

A l'heure du déjeuner, sur France Culture (la bien nommée), j'entends un